Jeudi 27 février, le Ministère convoque une instance informelle : un « comité consultatif des AESH ». Le ministère nous indique que « L’ordre du jour de cette première séance permettra de partager des éléments de bilan social, d’échanger sur la mise en œuvre de la circulaire cadre de gestion du 5 juin 2019, ainsi que sur la programmation des travaux à venir ». La FNEC FP FO sera présente à ce rendez-vous avec 3 représentants dont un du SNFOLC.

Pour rappel, les revendications qui seront portées sont :
- Un vrai salaire, un vrai déroulé de carrière et une revalorisation immédiate de la rémunération
- L’intégration de tous les AESH dans un corps de la fonction publique
 – Pour des affectations choisies sur un seul établissement et transparentes avant la fin de l’année scolaire
-  Abrogation de la loi Blanquer, abandon des PIAL
-  Arrêt des mutualisations et des mutations en cours d’année
-  Abrogation de la circulaire du 5 juin 2019
-  Le respect des notifications des MDPH et l’accélération des procédures
-  L’abandon de la notion d’aide mutualisée dans les notifications et des notifications précises en nombre d’heures d’accompagnement
-  Le remboursement des frais de déplacement
-  Le reversement à tous les personnels de l’indemnité compensatrice de hausse de CSG.

FO alimentera aussi son argumentation à partir de dossiers et d’exemples de terrain précis.

Aucune avancée non plus pour les AESH.

Mardi 11 février, le président Macron a présidé, en grande pompe, la « Conférence nationale du handicap » quinze ans après la loi « Montchamp ».

En ce qui concerne l’Education Nationale, le bilan est catastrophique. Plus de 340 000 enfants étaient scolarisés en milieu ordinaire en 2018 pour 43 041 emplois d’accompagnement, soit, en moyenne, 8 enfants en situation de handicap par accompagnant. Ce sont des milliers d’enfants privés de l’accompagnement dont ils ont besoin. Ce sont des lenteurs insupportables pour les familles, les élèves et les personnels dans les procédures de la MDPH. Ce sont des centaines d’enfants avec des orientations dans des structures spécialisées (ITEP, IME, Hôpitaux de jour…) non honorées du fait de la fermeture des instituts et du manque de places.

M. Macron propose la réouverture de 1 000 places en structures spécialisées. Ce n’est pourtant pas ce que vise la loi Blanquer, à savoir 80% des élèves d’ITEP et IME en classe ordinaire.

1 500 enfants sont aujourd’hui obligés de migrer en Belgique pour trouver une place dans une structure spécialisée.

L’annonce du Président arrive bien tardivement dans une situation dramatique que la FNEC FP-FO n’a cessé de signaler. Elle a au moins le mérite de résonner comme un aveu : des structures spécialisées adaptées au type et au degré de handicap sont nécessaires. On ne peut se cacher derrière le dogme de l’inclusion systématique.

La FNEC FP-FO demande le rétablissement et le maintien de toutes les structures spécialisées […].

Pour lire la suite du communiqué FNEC du 13 février…