le compte-rendu de la réunion - Circulaire du 9 juin 2019 : seule FO en demande l’abandon ! - Temps de travail - Rémunération / Salaires / Remboursement frais de déplacement, frais de repas - Conséquences de la mise en place des PIAL, dans la loi « école de la confiance » de Blanquer - Statut / Contrat : FO demande leur intégration dans un corps de la Fonction publique - Bilan Social - Formation - Non-respect du principe de subrogation
La misère financière, l’absence de moyens et l’inclusion forcée restent de mise.
FNAS FO : Fédération Nationale de l’Action Sociale FO
Mardi 11 février, le Président Macron a présidé, la « Conférence Nationale du Handicap » quinze ans après la loi « Montchamp ».
Il ne s’est pas attardé sur les faibles mesures qui ont été mises en oeuvre sous l’impulsion de la ministre Buzin, depuis 2 ans et demi, à savoir l’augmentation de 90 euros par mois de l’Allocation Adulte Handicapé (l’AAH), la reconnaissance du droit de vote pour les majeurs protégés, l’attribution de droit à vie quand les handicaps sont irréversibles, la mise en place d’une stratégie nationale pour l’autisme et les troubles du neuro-développement, les engagements pris pour transformer en profondeur la société, l’école inclusive, la stratégie « Osons l’emploi » ou encore celle pour soutenir les proches aidants.
Celles-ci ne coûtent pas grand-chose.
Ce « lanceur d’alerte », comme il se nomme lui-même, peut faire le constat de la pauvreté des adultes handicapés, et s’en désoler, en reconnaissant que l’AAH reste sous le seuil de pauvreté, il ne propose pourtant rien. De même, les travailleurs handicapés n’échapperont pas à la retraite universelle par points, si jamais nous n’obtenons pas le retrait de ce projet de loi.
S’il annonce que l’AAH serait préservée et ne serait ni remplacée ni diluée dans le futur Revenu Universel d’Activité (RUA), nous attendrons une confirmation officielle. Pour notre part, nous considérons que ce revenu d’existence, de remplacement largement insuffisant, s’adresse à ceux qui ne peuvent pas travailler et ne peut être assortie de devoir, comme le prévoit le RUA. L’AAH doit être maintenue […].
Jeudi 27 février, le Ministère convoque une instance informelle : un « comité consultatif des AESH ». Le ministère nous indique que « L’ordre du jour de cette première séance permettra de partager des éléments de bilan social, d’échanger sur la mise en œuvre de la circulaire cadre de gestion du 5 juin 2019, ainsi que sur la programmation des travaux à venir ». La FNEC FP FO sera présente à ce rendez-vous avec 3 représentants dont un du SNFOLC.
Pour rappel, les revendications qui seront portées sont : - Un vrai salaire, un vrai déroulé de carrière et une revalorisation immédiate de la rémunération - L’intégration de tous les AESH dans un corps de la fonction publique – Pour des affectations choisies sur un seul établissement et transparentes avant la fin de l’année scolaire - Abrogation de la loi Blanquer, abandon des PIAL - Arrêt des mutualisations et des mutations en cours d’année - Abrogation de la circulaire du 5 juin 2019 - Le respect des notifications des MDPH et l’accélération des procédures - L’abandon de la notion d’aide mutualisée dans les notifications et des notifications précises en nombre d’heures d’accompagnement - Le remboursement des frais de déplacement - Le reversement à tous les personnels de l’indemnité compensatrice de hausse de CSG.
FO alimentera aussi son argumentation à partir de dossiers et d’exemples de terrain précis.
Mardi 11 février, le président Macron a présidé, en grande pompe, la « Conférence nationale du handicap » quinze ans après la loi « Montchamp ».
En ce qui concerne l’Education Nationale, le bilan est catastrophique. Plus de 340 000 enfants étaient scolarisés en milieu ordinaire en 2018 pour 43 041 emplois d’accompagnement, soit, en moyenne, 8 enfants en situation de handicap par accompagnant. Ce sont des milliers d’enfants privés de l’accompagnement dont ils ont besoin. Ce sont des lenteurs insupportables pour les familles, les élèves et les personnels dans les procédures de la MDPH. Ce sont des centaines d’enfants avec des orientations dans des structures spécialisées (ITEP, IME, Hôpitaux de jour…) non honorées du fait de la fermeture des instituts et du manque de places.
M. Macron propose la réouverture de 1 000 places en structures spécialisées. Ce n’est pourtant pas ce que vise la loi Blanquer, à savoir 80% des élèves d’ITEP et IME en classe ordinaire.
1 500 enfants sont aujourd’hui obligés de migrer en Belgique pour trouver une place dans une structure spécialisée.
L’annonce du Président arrive bien tardivement dans une situation dramatique que la FNEC FP-FO n’a cessé de signaler. Elle a au moins le mérite de résonner comme un aveu : des structures spécialisées adaptées au type et au degré de handicap sont nécessaires. On ne peut se cacher derrière le dogme de l’inclusion systématique.
La FNEC FP-FO demande le rétablissement et le maintien de toutes les structures spécialisées […].