Depuis deux mois, à l’appel des principales confédérations syndicales, les salariés de tout le pays ont engagé une épreuve de force majeure pour obtenir du gouvernement le retrait du projet de réforme des retraites censée mettre en place un régime dit universel de retraite par points. Cette mobilisation exceptionnelle intervient dans le sillage du mouvement des Gilets jaunes et de la grève historique dans les urgences des hôpitaux, après la grève des personnels de l’Education nationale contre la loi Blanquer au printemps, après la grève des correcteurs du baccalauréat qui a explosé en plein mois de juillet, après la grève spontanée des cheminots en octobre, après les rassemblements qui ont eu lieu à la suite du suicide de Christine Renon…

A chaque fois le gouvernement a fait le choix du mépris et du déni, voire maintenant de la répression avec les épreuves E3C […].

Pour lire la déclaration liminaire en intégralité…

« Depuis des mois, des personnels de l’éducation nationale luttent contre les réformes appliquées ou annoncées avec une violence inouïe.

Nous le dénonçons, et nous rappelons, concernant les événements du 18 janvier 2020 au lycée Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, sur lesquels M. le Ministre s’est exprimé, qu’aucune violence, aucune dégradation n’a été constatée.

Nous constatons que le chef de cet établissement a géré de manière responsable l’action des personnels et des lycéens en lutte contre les E3C.

Nous demandons donc au Ministre de gérer de manière aussi responsable la situation, en évitant les menaces, et en écoutant la colère légitime des personnels et l’inquiétude des lycéens. »