Nous nous y attendions : le ministre Blanquer a donc mis à exécution ses menaces à la suite du mouvement qui a eu lieu samedi 18 janvier au lycée Blaise Pascal à Clermont-Ferrand.

Les représentants syndicaux SNFOLC, CGT, SNES, SUD et UNEF du Puy de Dôme sont convoqués par la police et menacés de sanctions disciplinaires par le Recteur.

C’est une répression syndicale claire qui est à l’oeuvre. Il s’agit de faire taire les syndicats et les personnels.

La réforme des retraites ne passe pas (près de 15 000 personnes à Clermont aujourd’hui pour le redire), la réforme du Baccalauréat ne passe pas, les baisses de DHG et les suppressions de postes ne passent pas.

Ce gouvernement est acculé et n’arrive plus à convaincre : la destruction des retraites, la destruction de la Sécurité sociale, la destruction du Baccalauréat, la destruction de la Fonction Publique font partie de son programme.

Faute de pouvoir convaincre, ce gouvernement, et plus particulièrement le ministre Blanquer, a fait le choix de la répression. Néanmoins, ne nous laissons pas impressionner par ces pulsions totalitaires. Nous sommes encore dans une République où la liberté d’expression existe encore et où nous avons encore le droit de manifester notre désaccord.

Comme l’écrit justement John Steinbeck, dans Les Raisins de la colère en 1938, « la répression n’a pour effet que d’affermir la volonté de lutte de ceux contre qui elle s’exerce et de cimenter leur solidarité. »

Aussi compte tenu de cette situation qui montre que le gouvernement veut terroriser les salariés et les jeunes, dans le cadre de l’appel intersyndical national à la poursuite de la mobilisation, une manifestation interprofessionnelle aura lieu mercredi matin 29 janvier. Cette date correspond à la veille de la mise en place de la conférence de financement pour les retraites.

Détails des actions :

  • RDV mercredi 29/01/2020 dès 8h30 pour un rassemblement avenue de la République devant l’Hôtel de Police (Clermont-Ferrand) afin de soutenir les collègues convoqués.
  • La manifestation partira à 10h00 de ce même lieu.
  • Retour devant le commissariat à 14h pour soutenir les autres collègues convoqués.

L’intersyndicale du 63 appelle également d’ores et déjà à une journée de grève le 30/01/2020, jour du Comité Technique Académique, avec un rassemblement devant le rectorat à 13h.

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Rectorat 22/01/2020

Ce mercredi après-midi, près d’une centaine de personnes étaient présentes devant le rectorat.

Une fois de plus, le but était de marquer notre opposition à la réforme des retraites, à la réforme du baccalauréat et aux fermetures de postes.

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Mercredi 22 janvier
- 13h30 : action « Ils ne verront plus le soleil » devant le rectorat de Clermont-Ferrand (Avenue Vercingétorix). Objectif : boucher les grilles avec nos revendications. Apportez vos cartons pour inscrire vos slogans.

Jeudi 23 janvier
 17h30 : retraite aux flambeaux dans le cadre de l’appel de l’intersyndicale nationale. Départ Place Henri Dunant (CHU Montpied), descente du viaduc St-Jacques et arrivée Place de Jaude – Préfecture.

Vendredi 24 janvier
 10h30 : manifestation interprofessionnelle toujours dans le cadre de l’appel de l’intersyndicale nationale. RDV devant les facs sur le carrefour du Jardin Lecoq à Clermont-Ferrand (croisement Cours Sablon – Boulevard Mitterrand – Boulevard Gergovia – Cours Poincaré). Jour de présentation du projet de loi sur les retraites en Conseil des ministres.

E3C aux oubliettes Colm

Depuis des semaines, aux côtés des salariés de tous les secteurs, par la grève, les professeurs se battent contre l’individualisation des carrières et des salaires qu’imposerait la réforme Macron/Philippe de la retraite par points.

Depuis des semaines les professeurs sont confrontés au casse-tête des E3C qui individualisent les épreuves du baccalauréat et détruisent la valeur nationale de cet examen. Dans des centaines de lycées en France, les personnels en AG prennent position et décident le blocage des E3C par la grève et les rassemblements. Les initiatives récentes (occupations de rectorats / les piquets de grève devant les lycées / la reconduction de la grève…) illustrent la détermination de tous les personnels, dans la continuité de la mobilisation contre la retraite par points.

La mobilisation contre les E3C, pour l’abrogation des réformes Blanquer est partie prenante de la mobilisation actuelle contre la réforme des retraites. Face à cela, le ministre affiche un mépris insupportable.

Affirmant que tout cela « ça se passe très normalement » et « qu’il y a toujours une petite minorité qui est très vocale », le ministre oublie que la réforme du lycée et du baccalauréat ont été rejetées par la majorité des organisations syndicales (décret rejeté par 40 voix contre et 19 pour UNSA et SNALC) […].

Pour lire le communiqué du SNFOLC en intégralité.

Macron a décidé que le 24 janvier sa réforme sera présentée au conseil des ministres. Depuis le 5 décembre, face au projet de réforme des retraites par points, la combativité des salariés ne faiblit pas. Les cheminots et les agents de la RATP ont été rejoints par les personnels de l’Education nationale, les raffineries, les ports et docks, les danseurs de l’opéra, les avocats, les personnels du Musée du Louvre… Tous les sondages montrent que la grande majorité de la population soutient le mouvement et s’oppose au projet Macron-Philippe-Berger.

Toutes les manœuvres gouvernementales ont échoué. L’enfumage sur l’âge pivot, avec la complicité de la CFDT et de l’UNSA, n’a été qu’un pétard mouillé. Personne n’est dupe des concertations sectorielles pour diviser les salariés. Blanquer annonce une revalorisation « historique », et au même moment le gouvernement confirme le gel du point d’indice jusqu’en 2022. C’est surtout une occasion de remettre en cause les statuts en instaurant de nouvelles primes pour individualiser, mettre en concurrence, introduire de nouvelles missions.

Ils mentent et ils répriment. Le gouvernement joue la carte de la répression systématique : violences policières, intimidations et arrestations arbitraires, à l’encontre des militants syndicalistes et des lycéens. C’est intolérable pour notre organisation syndicale qui s’oppose à la répression et à la loi « anti-casseurs ».

Le gouvernement est aux abois. Les salariés ne veulent rien lâcher. Comme si de rien n’était, le gouvernement présente son projet en conseil des ministres vendredi prochain.

Mais rien n’est joué ! Parce que le rejet est énorme et ne cesse de s’approfondir. Les organisations syndicales interprofessionnelles FO, CGT, FSU, Solidaires, CFE-CGC appellent à la grève et à des actions, les 22, 23 et en particulier le 24 janvier pour le retrait du projet de la réforme. La FNEC FP-FO appelle à tenir partout des réunions, des assemblées générales dès aujourd’hui pour discuter de l’organisation de la grève.

Dans le cadre de l’appel interprofessionnel, préparons l’arrêt total du pays !

Le 24 janvier, jour du Conseil des ministres La grève s’annonce massive, à la SNCF, à la RATP, et dans d’autres secteurs… Des centaines d’AG sont annoncées le 24 au matin pour décider des suites.

Mettons à l’ordre du jour de nos AG la fermeture de nos écoles, de nos établissements et de nos services.

Communiqué en version PDF.

Déterminé-e‑s jusqu’au retrait !

La mobilisation se poursuit semaine après semaine pour le retrait du projet de réforme des retraites, entraînant chaque jour de nouveaux travailleur-euse‑s, de la jeunesse… De nombreuses initiatives se tiennent sur tout le territoire : grève, manifestations, rassemblements, piquets de grève, etc… rassemblant à nouveau plusieurs centaines de milliers de personnes.

Malgré les annonces du premier ministre et après 6 semaines d’un mouvement social inédit, dont nous nous félicitons, la population soutient toujours majoritairement la mobilisation contre ce projet absurde et injuste (60% de soutien, au baromètre Harris Interactive du 14 janvier). La communication gouvernementale visant à nous expliquer à nouveau que ce projet est « juste et simple » se heurte à une opinion publique qui voit bien qu’il s’agit de nous faire travailler plus longtemps pour des pensions plus basses […].

Pour lire le communiqué en intégralité.