Mise en place du télétravail

« Parmi les mesures annoncées par le ministre : consigner les personnels, faire cours via une webcam face à 30 élèves qui pourraient interagir à tous moments y compris avec
tous les problèmes techniques que l’on connait bien dans l’éducation nationale, et le tout faisant fi de la protection des données.

Or le télétravail est encadré par des textes qui peuvent protéger les personnels. Le ministre ne répond à aucune question qu’il s’agisse du matériel informatique, des connexions… Les non-réponses du ministre mettent en évidence le fait qu’il ne remplit pas ses obligations en matière de santé et de sécurité des personnels (en tout et pour tout 60 médecins de prévention en équivalent temps plein pour plus d’un million de personnels), et en matière de médecine scolaire. »

Dessin de Colm

Les personnels et les élèves font face à une répression inédite

A Paris, devant le refus réitéré des personnels et des élèves quant à la passation des E3C, ce sont encore les forces de l’ordre qui sont présentes et contrôlent les élèves et les personnels à l’entrée des établissements, comme au lycée J. Decour. C’est la même situation qu’avant les congés scolaires : des personnels et des élèves qui revendiquent et les forces de l’ordre systématiquement envoyées à l’entrée et dans les établissements. Au lycée Balzac, la police attendait les élèves devant le lycée pour les escorter jusqu’à leurs
épreuves !

Dans les Hauts-de-Seine, ces sont des centaines de professeurs devant certains établissements pour refuser les E3C dans la continuité de la bagarre contre la réforme des retraites, et là encore des forces de l’ordre sont présentes. Un lycéen de Lakanal à Sceaux était présent à un petit rassemblement devant son lycée avant les épreuves de langues
d’E3C. Il a refusé de donner sa pièce d’identité à des forces de l’ordre qui l’ont alors placé en garde à vue au commissariat de Chatenay-Malabry. Il a été gazé et aurait reçu des
coups de pieds. Une délégation d’enseignants avec des représentants FO du lycée ont exercé leur droit de retrait et se sont rendus devant le commissariat pour exiger la libération de l’élève […]

Pour lire la suite du communiqué SNFOLC du 26 février…

Tel est le titre de l’appel intersyndical national du 23 février avec comme signataires FO-ESR, Sud recherche ESPST-Solidaires, Sud Education, Solidaires Étudiant.e.s, Snesup-FSU, Snep-FSU, Sncs-FSU, Snasub-FSU, CGT-FERC SUP, SNTRS-CGT, CGT-INRA, L’Alternative, UNEF, ANCMSP, Facs et labos en lutte.

Le projet de loi LPPR (Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche) est un projet qui prévoit la généralisation de la recherche sur projet, une précarisation accrue de ceux qui font de la recherche, avec des CDI… de six ans (dits « de mission »), attaque les statuts des fonctionnaires travaillant dans la recherche publique (enseignants-chercheurs des universités, chercheurs des établissements publics scientifiques et techniques dont le CNRS) et programme la disparition de ces statuts.

Comme la ministre l’a elle-même annoncé dans une réponse à FO ESR, les discussions à propos de la LPPR se font « dans le cadre de la négociation sur la réforme des retraites ». En effet, les dotations budgétaires annoncées seraient prélevées sur les sommes actuellement dévolues au paiement du salaire continué des fonctionnaires.

Abandon de la LPPR, retrait de la réforme des retraites !

Face à cela, la révolte couve chez les personnels : dans de très nombreuses universités en France les collègues se sont réunis en département, laboratoires, UFR, pour prendre position pour l’abandon de la LPPR et le retrait de la réforme des retraites (plus de 650 motions à ce jour).

La FNEC FP-FO apporte son plus total soutien à l’appel à la grève reconductible à partir du 5 mars, pour l’abandon du projet LPPR et pour le retrait de la réforme des retraites, et appelle tous ses syndicats à soutenir la mobilisation des camarades dans les universités et la recherche.

Elle appelle tous les personnels à se réunir en AG dans leurs établissements, laboratoires, départements, UFR ou services pour décider de la grève jusqu’à l’abandon de la LPPR et jusqu’au retrait de la réforme des retraites et à mandater des délégués pour la coordination nationale des Facs et labos en lutte des 6 et 7 mars.

Communiqué du 25 février en version PDF…

Dans ce communiqué FNEC du 22 février :

  • Chaque jour qui passe voit le gouvernement s’isoler un peu plus
  • Un gouvernement acculé, qui ment et qui réprime
  • Ce gouvernement ne nous laisse pas le choix
  • L’enseignement supérieur et la recherche s’arrêtent à partir du 5 mars
  • Il est possible de gagner : réunissons-nous en AG partout pour décider

La réforme Macron-Philippe ne tient qu’à un fil
Pour les faire plier et obtenir satisfaction sur les autres revendications, partout réunissons-nous pour décider la grève tous ensemble, dans l’unité !

La Commission exécutive de la confédération FO, réunie le 19 février, réaffirme son opposition entière au projet de système universel de retraites porté par le gouvernement et aujourd’hui débattu à l’Assemblée nationale.

Elle constate que près de trois années de dites concertations et débats citoyens n’ont en rien fait dévier le gouvernement d’une position qui apparaît dogmatique, tant les affirmations générales, jamais démontrées ou traduites concrètement, l’ont emporté jusqu’alors.

FO ne peut que déplorer que le gouvernement ait à nouveau présenté de façon faussée les éléments de son projet devant les députés à l’ouverture des débats lundi 17 février.

Ainsi, soumettre l’obtention d’une retraite minimum à 1000 € à une carrière complète, fixée à 43 ans d’activité au SMIC, n’améliorera pas la situation de la majorité des salariés ne bénéficiant pas d’un emploi à temps plein tout au long de leur vie active ! Sans compter que les 85 % du SMIC de minimum de pension figurent déjà dans la loi depuis 2003, auraient dû être atteints dès 2008, et que ce gouvernement a, lui-même, décidé d’autorité de sous indexer les pensions de base par rapport à l’inflation en 2019 et partiellement en 2020.

FO réaffirme sa détermination à préserver le système de retraite actuel, dont le Conseil d’Etat a souligné les avancées auxquelles il a conduit et rappelé qu’il constituait une composante majeure du contrat social. C’est en ce sens que FO a déposé des revendications précises concernant l’emploi dont l’emploi des seniors, l’entrée dans l’emploi des jeunes, les bas salaires et l’égalité femmes-hommes.

Sur ces questions comme sur la pénibilité, FO constate peu ou pas d’évolutions de la part du gouvernement qui soumet systématiquement toute mesure à la non-augmentation du coût du travail, négation même de la liberté de négociation […].

Pour lire la suite de la déclaration…

Dessin de Colm

E3C, moyens, retraites, cette politique fait système contre les personnels !

Ce constat est aux antipodes des propos du Ministre Blanquer du 18 décembre dernier : « À la rentrée 2020, l’éducation nationale va poursuivre son engagement en faveur du primaire tout en préservant les moyens d’enseignement pour le collège et le lycée. »

La vérité des prix
Dans l’académie d’Amiens, 30 postes sont supprimés en lycées, avec pour conséquences, 304 heures perdues dans l’Aisne, 394 dans l’Oise, 164 dans la Somme. Dans celle de Marseille, les deux postes en plus sont très loin de couvrir les besoins liés à l’afflux de 1700 élèves, il en faudrait au moins 140. A Rennes, 73 postes sont supprimés.
A Paris, 78 postes supprimés sont annoncés officiellement… mais en réalité ce sont entre 150 et 200 postes que le rectorat s’apprête à supprimer. A Créteil, les lycées généraux
et technologiques perdent 594 heures. A Versailles, un seul poste en plus pour 49 élèves supplémentaires en collège, un en plus pour 43 élèves supplémentaires en lycée. Et la
liste n’est pas close…

Objectif des réformes Blanquer-Macron : moins 120 000 fonctionnaires

Réforme du lycée : dans la Vienne, le lycée Nelson Mandela perdrait à la rentrée 119 heures en application de la réforme du lycée en terminale, soit 10 % de ses moyens. Dans
l’Ain, le lycée Lalande de Bourg en Bresse perdrait 75 heures. Dans le Var, ce sont 14 postes supprimés dans les lycées. Sans parler des menaces de fermeture des postes de
langue à faible diffusion dans le collimateur du ministre. Ni des redéploiements des postes et de la multiplication des compléments de service dus à l’abandon du 3e enseignement de spécialité en terminale |…]

Pour lire la suite du communiqué du 14 février…

Dessin de Colm

Lors du Conseil Commun de la Fonction publique du 30 janvier 2020, le gouvernement a présenté un projet de décret permettant de mettre en oeuvre le dispositif de détachement d’office de fonctionnaires vers des entreprises privées, prévu par la loi de transformation de la Fonction Publique du 6 août 2019.

Ce texte, refusé par un vote unanime des organisations syndicales a été présenté à nouveau le 12 février.

Une nouvelle fois, les organisations syndicales ont rejeté le texte par un vote unanime.

Pour lire la suite du communiqué FO Fonction Publique…