Conseil Supérieur de l’Education du 23 janvier : en guise de voeux, menaces et invectives

La FNEC FP-FO a quitté la séance lors du Conseil Supérieur de l’Education du 23 janvier.

Après 50 jours de mobilisation dont plus d’un mois de grève pour des milliers de personnels de l’éducation nationale, dans un contexte où les personnels se mobilisent dans des centaines d’établissement pour l’abandon des E3C et le retrait de la réforme Blanquer du baccalauréat et du lycée, dans un contexte où le gouvernement et le ministre Blanquer répondent par la répression, la menace et les sanctions, le directeur général de l’enseignement scolaire persiste et signe.

La réponse de celui-ci aux revendications des personnels est incompréhensible.

Cette réponse, c’est celle d’une administration sourde et aveugle, qui n’a plus d’autre recours pour vendre sa soupe empoisonnée que la répression et un discours qui incrimine et qui menace.

Sans répondre sur le fond, c’est-à-dire le démantèlement du baccalauréat national, la rupture d’égalité que représentent les E3C, sans parler des conditions de travail impossibles pour l’ensemble des personnels, M. Geffray déclare :

« Dans l’immense majorité, elles se déroulent sans difficultés particulières, je parle du point de vue des élèves. Dans une petite minorité, très très petite minorité d’établissements, il y a deux types de comportements. La grève légitime, c’est un droit constitutionnel, et des comportements fautifs, d’un point de vue pénal et disciplinaire. (…) quand des collègues dégradent, que ce soit les textes symboliques comme La Déclaration des droits de l’homme (…)

Ces comportements sont des comportements fautifs qui portent atteinte à l’image des professeurs et de l’ensemble de la profession et qui malheureusement et tristement pénalisent les élèves.


Moi je rencontre depuis des semaines des acteurs qui évoquent la pression qui pèse sur les élèves et on est tous d’accord pour dire que le but des E3C et des contrôles en général c’est de faire baisser la pression : que les élèves aillent dans leur établissement habituel, qu’ils passent sur 1h30, 2h. C’est quand même ça. On est là pour eux. Pour eux.
Or moi aujourd’hui, les principaux cas de pression que j’observe au sens de stress sont chez les élèves qui arrivent à 7h du matin, dans la nuit, et qui tombent sur une horde de gens qui hurlent et qui les conspuent parce qu’ils osent aller passer le baccalauréat (…) »

C’est à ce moment-là que FO, avec la FSU, a décidé de quitter la salle.

Pour lire le communiqué en intégralité.

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