Mercredi 22 janvier
- 13h30 : action « Ils ne verront plus le soleil » devant le rectorat de Clermont-Ferrand (Avenue Vercingétorix). Objectif : boucher les grilles avec nos revendications. Apportez vos cartons pour inscrire vos slogans.

Jeudi 23 janvier
 17h30 : retraite aux flambeaux dans le cadre de l’appel de l’intersyndicale nationale. Départ Place Henri Dunant (CHU Montpied), descente du viaduc St-Jacques et arrivée Place de Jaude – Préfecture.

Vendredi 24 janvier
 10h30 : manifestation interprofessionnelle toujours dans le cadre de l’appel de l’intersyndicale nationale. RDV devant les facs sur le carrefour du Jardin Lecoq à Clermont-Ferrand (croisement Cours Sablon – Boulevard Mitterrand – Boulevard Gergovia – Cours Poincaré). Jour de présentation du projet de loi sur les retraites en Conseil des ministres.

E3C aux oubliettes Colm

Depuis des semaines, aux côtés des salariés de tous les secteurs, par la grève, les professeurs se battent contre l’individualisation des carrières et des salaires qu’imposerait la réforme Macron/Philippe de la retraite par points.

Depuis des semaines les professeurs sont confrontés au casse-tête des E3C qui individualisent les épreuves du baccalauréat et détruisent la valeur nationale de cet examen. Dans des centaines de lycées en France, les personnels en AG prennent position et décident le blocage des E3C par la grève et les rassemblements. Les initiatives récentes (occupations de rectorats / les piquets de grève devant les lycées / la reconduction de la grève…) illustrent la détermination de tous les personnels, dans la continuité de la mobilisation contre la retraite par points.

La mobilisation contre les E3C, pour l’abrogation des réformes Blanquer est partie prenante de la mobilisation actuelle contre la réforme des retraites. Face à cela, le ministre affiche un mépris insupportable.

Affirmant que tout cela « ça se passe très normalement » et « qu’il y a toujours une petite minorité qui est très vocale », le ministre oublie que la réforme du lycée et du baccalauréat ont été rejetées par la majorité des organisations syndicales (décret rejeté par 40 voix contre et 19 pour UNSA et SNALC) […].

Pour lire le communiqué du SNFOLC en intégralité.

Macron a décidé que le 24 janvier sa réforme sera présentée au conseil des ministres. Depuis le 5 décembre, face au projet de réforme des retraites par points, la combativité des salariés ne faiblit pas. Les cheminots et les agents de la RATP ont été rejoints par les personnels de l’Education nationale, les raffineries, les ports et docks, les danseurs de l’opéra, les avocats, les personnels du Musée du Louvre… Tous les sondages montrent que la grande majorité de la population soutient le mouvement et s’oppose au projet Macron-Philippe-Berger.

Toutes les manœuvres gouvernementales ont échoué. L’enfumage sur l’âge pivot, avec la complicité de la CFDT et de l’UNSA, n’a été qu’un pétard mouillé. Personne n’est dupe des concertations sectorielles pour diviser les salariés. Blanquer annonce une revalorisation « historique », et au même moment le gouvernement confirme le gel du point d’indice jusqu’en 2022. C’est surtout une occasion de remettre en cause les statuts en instaurant de nouvelles primes pour individualiser, mettre en concurrence, introduire de nouvelles missions.

Ils mentent et ils répriment. Le gouvernement joue la carte de la répression systématique : violences policières, intimidations et arrestations arbitraires, à l’encontre des militants syndicalistes et des lycéens. C’est intolérable pour notre organisation syndicale qui s’oppose à la répression et à la loi « anti-casseurs ».

Le gouvernement est aux abois. Les salariés ne veulent rien lâcher. Comme si de rien n’était, le gouvernement présente son projet en conseil des ministres vendredi prochain.

Mais rien n’est joué ! Parce que le rejet est énorme et ne cesse de s’approfondir. Les organisations syndicales interprofessionnelles FO, CGT, FSU, Solidaires, CFE-CGC appellent à la grève et à des actions, les 22, 23 et en particulier le 24 janvier pour le retrait du projet de la réforme. La FNEC FP-FO appelle à tenir partout des réunions, des assemblées générales dès aujourd’hui pour discuter de l’organisation de la grève.

Dans le cadre de l’appel interprofessionnel, préparons l’arrêt total du pays !

Le 24 janvier, jour du Conseil des ministres La grève s’annonce massive, à la SNCF, à la RATP, et dans d’autres secteurs… Des centaines d’AG sont annoncées le 24 au matin pour décider des suites.

Mettons à l’ordre du jour de nos AG la fermeture de nos écoles, de nos établissements et de nos services.

Communiqué en version PDF.

« Depuis des mois, des personnels de l’éducation nationale luttent contre les réformes appliquées ou annoncées avec une violence inouïe.

Nous le dénonçons, et nous rappelons, concernant les événements du 18 janvier 2020 au lycée Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, sur lesquels M. le Ministre s’est exprimé, qu’aucune violence, aucune dégradation n’a été constatée.

Nous constatons que le chef de cet établissement a géré de manière responsable l’action des personnels et des lycéens en lutte contre les E3C.

Nous demandons donc au Ministre de gérer de manière aussi responsable la situation, en évitant les menaces, et en écoutant la colère légitime des personnels et l’inquiétude des lycéens. »

Un vent de révolte souffle contre la mise en place des épreuves communes de contrôle continu (E3C). D’une part les E3C consacrent la mise en place d’un bac local à géométrie variable afin d’en finir avec le baccalauréat national, ponctuel et anonyme. D’autre part, elles sont organisées dans le plus grand désordre avec notamment un retard dans l’ouverture de la banque nationale de sujets.

Enseignants, lycéens, parents d’élèves n’acceptent pas les E3C. Les grèves et les rassemblements se multiplient ce lundi afin d’éviter le pire pour les élèves.

Que répondent le ministre et le gouvernement, qui sont responsables de cette situation chaotique ?

Vendredi 17 janvier une brutale intervention policière (violences physiques, utilisation de gaz lacrymogènes) s’est déroulée devant la porte d’entrée du lycée Hélène Boucher à Paris, à l’encontre des lycéens qui étaient rassemblés.

Samedi 18 janvier, s’adressant aux enseignants, salariés, parents d’élèves, étudiants, lycéens réunis devant le lycée Blaise Pascal de Clermont-Ferrand pour mettre en échec les E3C, le ministre Blanquer indique « Il y aura des poursuites. » Comme par hasard, au même moment nous apprenons que des centaines de professeurs ont été rappelés à l’ordre et 50 ont écopé d’une sanction disciplinaire – avertissement ou blâme – pour avoir pris part à la grève des correcteurs au mois de juillet, pour s’opposer à la destruction du baccalauréat par le ministre […].

Pour le lire le communiqué FNEC du 20 janvier en intégralité.

En novembre le ministère de l’Éducation nationale, en concertation avec le ministère de
l’enseignement supérieur et de la recherche, avait annoncé une réforme des concours et partant des masters MEEF qui avaient des conséquences ravageuses pour les étudiants, pour le concours et pour le statut. Le projet prévoyait en effet la contractualisation des étudiants en M1 comme en M2, étudiants qui auraient été utilisables comme moyens de remplacement. Il annonçait aussi la réduction drastique des épreuves disciplinaires et la mise en place d’un véritable entretien d’embauche lors du concours (qu’il prévoyait de placer en fin de M2). En outre, il étranglait l’accès aux masters MEEF par la limitation du nombre de contrats et plaçait les aspirants professeurs dans une situation de période d’essai pendant trois ans. Il programmait ainsi le tarissement du recrutement statutaire en même temps que la précarisation et la contractualisation.

Il accompagnait ainsi la loi de transformation de la fonction publique et le projet de réforme des retraites qui, supprimant le Code des pensions, présage la disparition du statut général de la fonction publique comme des statuts particuliers de corps.

La mobilisation a été unanime contre ce projet de réforme des concours d’enseignement : de très nombreuses motions ont été émises par des départements, des UFR, des INSPÉ, des sociétés savantes de l’enseignement supérieur comme de l’enseignement secondaire, critiquant tout ou partie de ce projet. Avec sa fédération, la FNEC-FP FO, FO ESR avait porté au ministère les critiques énoncées ci-dessus et demandé l’abandon de cette réforme.

Le ministre de l’Éducation Nationale vient d’annoncer le report d’un an de cette réforme […].

Pour le lire le communiqué en intégralité.

Déterminé-e‑s jusqu’au retrait !

La mobilisation se poursuit semaine après semaine pour le retrait du projet de réforme des retraites, entraînant chaque jour de nouveaux travailleur-euse‑s, de la jeunesse… De nombreuses initiatives se tiennent sur tout le territoire : grève, manifestations, rassemblements, piquets de grève, etc… rassemblant à nouveau plusieurs centaines de milliers de personnes.

Malgré les annonces du premier ministre et après 6 semaines d’un mouvement social inédit, dont nous nous félicitons, la population soutient toujours majoritairement la mobilisation contre ce projet absurde et injuste (60% de soutien, au baromètre Harris Interactive du 14 janvier). La communication gouvernementale visant à nous expliquer à nouveau que ce projet est « juste et simple » se heurte à une opinion publique qui voit bien qu’il s’agit de nous faire travailler plus longtemps pour des pensions plus basses […].

Pour lire le communiqué en intégralité.

Suite aux différentes mobilisations contre les E3C, les pressions se multiplient sur les collègues pour qu’ils remettent les sujets, pour qu’ils soient présents pour faire passer les épreuves… Devant le refus des professeurs, l’administration se tourne vers les AED, les AESH, les personnels de laboratoire et les personnels administratifs auxquels elle tente d’imposer la surveillance des épreuves. Est-ce légal ?

Pour tout savoir, consultez ce document synthétisant vos droits et devoirs sur les E3C.

Note de service parue au BO

Les conseils du SNFOLC

Fiche de suivi syndical hors-classe Certifiés – PEPS – CPE – PsyEN 2020
N’oubliez pas de nous envoyer votre fiche de suivi syndical :
– soit par mail à snfolc63@gmail.com
– soit par voie postale au 38 rue Raynaud 63000 Clermont-Ferrand.