CAPN des professeurs certifiés (29e base) – 27/02/2020
- La déclaration préalable du SNFOLC
- Le compte-rendu du SNFOLC
La prochaine CCP (Commission Consultative Paritaire) aura lieu le 10 mars 2020 à Clermont-Ferrand.
Extrait de l’ordre du jour :
1. Temps de travail
2. Rémunération
3. Évaluation professionnelle et revalorisation indiciaire
4. Frais de déplacement .
La misère financière, l’absence de moyens et l’inclusion forcée restent de mise.

Mardi 11 février, le Président Macron a présidé, la « Conférence Nationale du Handicap » quinze ans après la loi « Montchamp ».
Il ne s’est pas attardé sur les faibles mesures qui ont été mises en oeuvre sous l’impulsion de la ministre Buzin, depuis 2 ans et demi, à savoir l’augmentation de 90 euros par mois de l’Allocation Adulte Handicapé (l’AAH), la reconnaissance du droit de vote pour les majeurs protégés, l’attribution de droit à vie quand les handicaps sont irréversibles, la mise en place d’une stratégie nationale pour l’autisme et les troubles du neuro-développement, les engagements pris pour transformer en profondeur la société, l’école inclusive, la stratégie « Osons l’emploi » ou encore celle pour soutenir les proches aidants.
Celles-ci ne coûtent pas grand-chose.
Ce « lanceur d’alerte », comme il se nomme lui-même, peut faire le constat de la pauvreté des adultes handicapés, et s’en désoler, en reconnaissant que l’AAH reste sous le seuil de pauvreté, il ne propose pourtant rien. De même, les travailleurs handicapés n’échapperont pas à la retraite universelle par points, si jamais nous n’obtenons pas le retrait de ce projet de loi.
S’il annonce que l’AAH serait préservée et ne serait ni remplacée ni diluée dans le futur Revenu Universel d’Activité (RUA), nous attendrons une confirmation officielle. Pour notre part, nous considérons que ce revenu d’existence, de remplacement largement insuffisant, s’adresse à ceux qui ne peuvent pas travailler et ne peut être assortie de devoir, comme le prévoit le RUA. L’AAH doit être maintenue […].
Pour lire la suite du communiqué FO Action Sociale du 19 février…
Jeudi 27 février, le Ministère convoque une instance informelle : un « comité consultatif des AESH ». Le ministère nous indique que « L’ordre du jour de cette première séance permettra de partager des éléments de bilan social, d’échanger sur la mise en œuvre de la circulaire cadre de gestion du 5 juin 2019, ainsi que sur la programmation des travaux à venir ». La FNEC FP FO sera présente à ce rendez-vous avec 3 représentants dont un du SNFOLC.
Pour rappel, les revendications qui seront portées sont :
- Un vrai salaire, un vrai déroulé de carrière et une revalorisation immédiate de la rémunération
- L’intégration de tous les AESH dans un corps de la fonction publique
– Pour des affectations choisies sur un seul établissement et transparentes avant la fin de l’année scolaire
- Abrogation de la loi Blanquer, abandon des PIAL
- Arrêt des mutualisations et des mutations en cours d’année
- Abrogation de la circulaire du 5 juin 2019
- Le respect des notifications des MDPH et l’accélération des procédures
- L’abandon de la notion d’aide mutualisée dans les notifications et des notifications précises en nombre d’heures d’accompagnement
- Le remboursement des frais de déplacement
- Le reversement à tous les personnels de l’indemnité compensatrice de hausse de CSG.
FO alimentera aussi son argumentation à partir de dossiers et d’exemples de terrain précis.
La CAPN des professeurs agrégés s’est déroulée les 11 et 12 février 2020. Elle traitait des recours sur les rendez-vous de carrière.

Mardi 11 février, le président Macron a présidé, en grande pompe, la « Conférence nationale du handicap » quinze ans après la loi « Montchamp ».
En ce qui concerne l’Education Nationale, le bilan est catastrophique. Plus de 340 000 enfants étaient scolarisés en milieu ordinaire en 2018 pour 43 041 emplois d’accompagnement, soit, en moyenne, 8 enfants en situation de handicap par accompagnant. Ce sont des milliers d’enfants privés de l’accompagnement dont ils ont besoin. Ce sont des lenteurs insupportables pour les familles, les élèves et les personnels dans les procédures de la MDPH. Ce sont des centaines d’enfants avec des orientations dans des structures spécialisées (ITEP, IME, Hôpitaux de jour…) non honorées du fait de la fermeture des instituts et du manque de places.
M. Macron propose la réouverture de 1 000 places en structures spécialisées. Ce n’est pourtant pas ce que vise la loi Blanquer, à savoir 80% des élèves d’ITEP et IME en classe ordinaire.
1 500 enfants sont aujourd’hui obligés de migrer en Belgique pour trouver une place dans une structure spécialisée.
L’annonce du Président arrive bien tardivement dans une situation dramatique que la FNEC FP-FO n’a cessé de signaler. Elle a au moins le mérite de résonner comme un aveu : des structures spécialisées adaptées au type et au degré de handicap sont nécessaires. On ne peut se cacher derrière le dogme de l’inclusion systématique.
La FNEC FP-FO demande le rétablissement et le maintien de toutes les structures spécialisées […].
Ce CTM avait pour ordre du jour, la présentation des décrets et arrêtés sur la rémunération des E3C et la création d’un concours spécifique pour les certifiés en Guyane.
I. Projet de décret et arrêtés sur la rémunération des E3C
Vote sur le projet de décret sur la rémunération des E3C
Pour : personne
Contre : CGT, FNEC FP-FO, FSU, UNSA, SNALC
NPPV : SGEN-CFDT
II. Projet de décret portant création d’un concours de recrutement à affectation locale en Guyane des professeurs certifiés

Vote sur décret portant création d’un concours de recrutement à affectation locale en Guyane des professeurs certifiés
Contre : FSU, FO, SNALC, CGT
Pour : UNSA, CFDT

La réforme dite de la formation des enseignants continue d’avancer à marche forcée. Si le ministre Blanquer concède que les maquettes de M1 puissent être rectifiées jusqu’en septembre 2021, il confirme, avec la ministre Vidal, lors de l’inauguration en grande pompe le 30 janvier du « comité de suivi INSPE » une modification radicale des concours.
Savoirs disciplinaires ou entretien d’embauche ?
Une seule des deux épreuves écrites pour les CAPES comme pour les autres concours (CAPEPS, CAPLP) serait disciplinaire, alors même que le coefficient des épreuves écrites d’admissibilité est encore réduit (1/3, contre 40 % actuellement). La deuxième des deux épreuves orales s’apparente toujours à un entretien d’embauche où seraient testées la « motivation » du candidat et son adéquation aux attentes de l’institution.
Des étudiants, contractuels et « bouche-trous »
Les ministres décident un rythme rapide d’application de cette réforme avec de lourdes conséquences pour les futurs personnels, aujourd’hui étudiants :
– Entrée en vigueur de la réforme dès 2020–21.
– Stages tout au long du M1.
– Passage des épreuves d’admissibilité et d’admission du concours en 2ème semestre de M2.
– Embauche des étudiants préparant les concours comme contractuels à tiers-temps pendant leur année de M2.
– Report de l’année de fonctionnaire stagiaire après le M2, les enseignants fonctionnaires stagiaires (post M2) étant à 100 % de temps d’enseignement.
Comme les M2 (sous-payés), les M1 (non payés) pourront être utilisés pour faire face aux besoins de remplacement.
Et le ministre d’oser avancer, le 30 janvier, que son souci est le « bien-être au travail », la « revalorisation » très forte des professeurs, et l’attractivité des concours, avec des INSPE qui doivent être « les meilleures écoles de préparation au professorat au monde. » Tout cela en application de la loi de l’ « École de la confiance » et de la retraite universelle par points… FO n’est pas dupe ! […]
Quasiment aucun recours n’a été accepté par le rectorat !

La CAPA Certifiés de recours PPCR sur les avis PPCR au 6e, 8e et 9e a eu lieu ce lundi 3 février 2020 de 9H à 11H.
515 RDV de carrière ont eu lieu chez les certifiés en 2018–2019.
Il y a eu 73 recours effectués dont 61 en CAPA et 55 au titre du 9e échelon (avis pérennes pour la hors classe).
Sur tous ces recours, le rectorat a refusé de réajuster le tir et de réévaluer des avis injustifiés. Seuls 9 cas ont été réévalués et cela a été obtenu aux forceps sur des situations évidentes d’injustice. Beaucoup de collègues ont de très bons avis, mais par le jeu de PPCR ils ne sont au final évalués que « très satisfaisant » ou « satisfaisant ». Certains même qui ont 11 items « excellent » ont un avis « très satisfaisant » ou « satisfaisant ».
La réalité de PPCR apparaît telle qu’elle est : avec le système des quotas (par échelon, par discipline et par genre), les promotions sont extrêmement réduites. Il n” y a aucun mérite reconnu, juste un mécanisme de limitation des promotions qui fait qu’au final la masse des personnels avance à l’ancienneté et considère la hors-classe comme un mirage lointain. Beaucoup de personnels ont renoncé à faire des recours tant la démarche est complexe et le calendrier précis.
Bref, au final, les consignes du ministère sont claires : il faut limiter les promotions et allonger les carrières.
Le message a été encore plus clair lors de la CAPA des PLP : le rectorat a indiqué qu’il n’y aurait aucun recours accepté. Les élus du personnels ont quitté la salle.
Réduction des promotions, difficile accès à la hors-classe, allongement des carrières, pas de revalorisation salariale, pas de hausse du point d’indice, réforme des retraites : on se demande où nous mène le Ministre Blanquer… si ce n’est vers une paupérisation de nos professions…
FO a rappelé son opposition à PPCR, n’est pas surpris du désastre salarial qu’il entraîne et a demandé un retour à une évaluation chiffrée et à des recours simples en CAPA.