Nous venons d’être informés que le gouvernement entendait recourir au 49.3 ce jour pour terminer les débats à l’Assemblée Nationale sur le projet de loi sur les retraites. Cette attitude est incompréhensible et inacceptable.

La situation de crise, relative à l’épidémie de coronavirus, exige au contraire la plus grande solidarité nationale et par voie de conséquence l’apaisement, a fortiori sur un sujet aussi controversé, où le gouvernement est de plus en plus isolé.

FO en appelle en conséquence à stopper le processus parlementaire. Alors qu’après trois ans, le gouvernement n’a su ni expliquer, ni convaincre, et présente un projet aux projections lacunaires, incertain tant juridiquement que constitutionnellement, l’urgence n’est pas sur ce dossier, « composante majeure du contrat social », à l’arbitraire entraînant des conséquences pour les décennies et générations à venir.

C’est le plus mauvais signal qui pouvait être donné au monde du travail et aux salariés massivement mobilisés.

FO ne peut que dénoncer une telle attitude de la part du gouvernement. FO, sûre de ses analyses, maintient son refus de ce projet, en demande l’abandon et le retrait. Sa détermination ne faiblira pas.

Il va de soi que cette décision interroge d’autant plus sur le sens de la conférence dite de l’équilibre et du financement dont FO avait déjà dénoncé la nature et les contraintes !

Pour voir le communiqué du 2902 en PDF…

Monsieur le Ministre,

La FNEC FP-FO a bien reçu l’invitation à participer, dans le cadre du dit « chantier de la réforme des retraites », à la réunion du 2 mars concernant un projet questionnaire qui serait adressé aux enseignants sur leurs conditions de travail et de rémunération en vue d’un colloque international à l’initiative de votre ministère et de l’UNESCO fin mars.

Vous vous félicitez d’une « consultation inédite dans l’histoire ». Elle fait pourtant écho au grand débat lancé en janvier 2019 suite au mouvement des Gilets jaunes et, plus récemment, à l’enquête sur le mal être des hospitaliers, lancé par le ministre de la Santé suite à la puissante grève dans les hôpitaux.

Nous ne pouvons nous associer à cette démarche.
Sur la forme, tout d’abord. Plus rien ne peut cacher la réalité : le « chantier de la réforme des retraites », majoritairement rejeté, est un fiasco.

Le 27 février, vous lancez cette consultation, dont le résultat serait présenté fin mars. Le 29 février, le gouvernement prend la décision de recourir au 49–3 pour faire passer en force une réforme rejetée par une mobilisation historique dont les personnels de l’Education constituent l’une des forces les plus déterminées. Ce même 29 février, la révolte de l’ensemble de la population s’est déjà exprimée dans des rassemblements spontanés sur tout le territoire. Ne nous y trompons pas. La colère est immense. Dès lors, cette concertation ressemble fort à une énième tentative de désamorcer la colère des enseignants pour isoler ces derniers et gagner du temps.

S’il les personnels étaient écoutés, verrait-on une répression d’ampleur inédite et honteuse s’abattre contre ceux qui, depuis le 20 janvier, osent revendiquer l’abandon des E3C ?
Enfin, le ministère convoque les organisations syndicales pour élaborer l’équivalent d’un referendum d’entreprise type loi Travail qui n’a d’autre vocation que d’ignorer et de contourner l’intervention syndicale.
A tous points de vue, le questionnaire que vous proposez ne peut tromper personne […].

Pour lire la suite du courrier du 1er mars 2020…

La FNEC FP-FO a été reçue en audience par le DGRH le 27 février, dans le cadre des discussions sur la réforme des retraites et la « revalorisation » des enseignants. En introduction, le DGRH a indiqué que les « ateliers » avaient permis aux organisations syndicales de développer leurs positions et que ces rencontres bilatérales s’inscrivaient dans le cadre de l’étude des propositions portées par les syndicats dans le cadre de la « revalorisation ».

La délégation a donc mis en avant deux revendications, en cohérence avec les positions de la confédération FO et de la FGF-FO :

  • Le retrait de la réforme des retraites, rejetée de toutes parts et défendue par le seul gouvernement, réforme qui aurait pour conséquence une diminution drastique des pensions pour la plupart des salariés et notamment pour les personnels de l’Education Nationale. La délégation a par ailleurs insisté sur l’inquiétude qu’elle avait de voir le gouvernement utiliser le 49–3, ce qui constituerait un casus belli supplémentaire
  • L’augmentation de la valeur du point d’indice de 18%, ce qui permettrait d’ailleurs à peine de compenser ce que les personnels ont perdu depuis des années […].

Pour lire la suite du compte-rendu…

Mise en place du télétravail

« Parmi les mesures annoncées par le ministre : consigner les personnels, faire cours via une webcam face à 30 élèves qui pourraient interagir à tous moments y compris avec
tous les problèmes techniques que l’on connait bien dans l’éducation nationale, et le tout faisant fi de la protection des données.

Or le télétravail est encadré par des textes qui peuvent protéger les personnels. Le ministre ne répond à aucune question qu’il s’agisse du matériel informatique, des connexions… Les non-réponses du ministre mettent en évidence le fait qu’il ne remplit pas ses obligations en matière de santé et de sécurité des personnels (en tout et pour tout 60 médecins de prévention en équivalent temps plein pour plus d’un million de personnels), et en matière de médecine scolaire. »

Dessin de Colm

Les personnels et les élèves font face à une répression inédite

A Paris, devant le refus réitéré des personnels et des élèves quant à la passation des E3C, ce sont encore les forces de l’ordre qui sont présentes et contrôlent les élèves et les personnels à l’entrée des établissements, comme au lycée J. Decour. C’est la même situation qu’avant les congés scolaires : des personnels et des élèves qui revendiquent et les forces de l’ordre systématiquement envoyées à l’entrée et dans les établissements. Au lycée Balzac, la police attendait les élèves devant le lycée pour les escorter jusqu’à leurs
épreuves !

Dans les Hauts-de-Seine, ces sont des centaines de professeurs devant certains établissements pour refuser les E3C dans la continuité de la bagarre contre la réforme des retraites, et là encore des forces de l’ordre sont présentes. Un lycéen de Lakanal à Sceaux était présent à un petit rassemblement devant son lycée avant les épreuves de langues
d’E3C. Il a refusé de donner sa pièce d’identité à des forces de l’ordre qui l’ont alors placé en garde à vue au commissariat de Chatenay-Malabry. Il a été gazé et aurait reçu des
coups de pieds. Une délégation d’enseignants avec des représentants FO du lycée ont exercé leur droit de retrait et se sont rendus devant le commissariat pour exiger la libération de l’élève […]

Pour lire la suite du communiqué SNFOLC du 26 février…

Dessin de Colm

Les résultats des mutations inter-académiques vous seront communiqués, de manière individualisée, le 4 mars 2020 sur votre messagerie I‑Prof et par SMS si vous avez renseigné votre numéro de portable.

Vous serez alors invité à vous rapprocher du syndicat FO de l’académie obtenue pour participer au mouvement intra-académique. 
http://www.fo-snfolc.fr/contact-syndicats-departementaux/

Si vous n’obtenez pas de mutation ou si, devant recevoir une affectation, vous n’êtes pas muté dans une académie ou sur un poste spécifique national que vous avez demandé(e), vous pourrez former un recours administratif.

Dans ce cadre, il faut ABSOLUMENT choisir un représentant d’une organisation syndicale représentative pour vous assister. 

FO, même pendant les vacances, sera à votre écoute pour vous aider dans vos démarches.

Pour nous laisser un message :

snfolc63@gmail.com

ou 06.61.46.50.77

Tel est le titre de l’appel intersyndical national du 23 février avec comme signataires FO-ESR, Sud recherche ESPST-Solidaires, Sud Education, Solidaires Étudiant.e.s, Snesup-FSU, Snep-FSU, Sncs-FSU, Snasub-FSU, CGT-FERC SUP, SNTRS-CGT, CGT-INRA, L’Alternative, UNEF, ANCMSP, Facs et labos en lutte.

Le projet de loi LPPR (Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche) est un projet qui prévoit la généralisation de la recherche sur projet, une précarisation accrue de ceux qui font de la recherche, avec des CDI… de six ans (dits « de mission »), attaque les statuts des fonctionnaires travaillant dans la recherche publique (enseignants-chercheurs des universités, chercheurs des établissements publics scientifiques et techniques dont le CNRS) et programme la disparition de ces statuts.

Comme la ministre l’a elle-même annoncé dans une réponse à FO ESR, les discussions à propos de la LPPR se font « dans le cadre de la négociation sur la réforme des retraites ». En effet, les dotations budgétaires annoncées seraient prélevées sur les sommes actuellement dévolues au paiement du salaire continué des fonctionnaires.

Abandon de la LPPR, retrait de la réforme des retraites !

Face à cela, la révolte couve chez les personnels : dans de très nombreuses universités en France les collègues se sont réunis en département, laboratoires, UFR, pour prendre position pour l’abandon de la LPPR et le retrait de la réforme des retraites (plus de 650 motions à ce jour).

La FNEC FP-FO apporte son plus total soutien à l’appel à la grève reconductible à partir du 5 mars, pour l’abandon du projet LPPR et pour le retrait de la réforme des retraites, et appelle tous ses syndicats à soutenir la mobilisation des camarades dans les universités et la recherche.

Elle appelle tous les personnels à se réunir en AG dans leurs établissements, laboratoires, départements, UFR ou services pour décider de la grève jusqu’à l’abandon de la LPPR et jusqu’au retrait de la réforme des retraites et à mandater des délégués pour la coordination nationale des Facs et labos en lutte des 6 et 7 mars.

Communiqué du 25 février en version PDF…