Chaque jour qui passe voit le gouvernement s’isoler un peu plus
Un gouvernement acculé, qui ment et qui réprime
Ce gouvernement ne nous laisse pas le choix
L’enseignement supérieur et la recherche s’arrêtent à partir du 5 mars
Il est possible de gagner : réunissons-nous en AG partout pour décider
La réforme Macron-Philippe ne tient qu’à un fil Pour les faire plier et obtenir satisfaction sur les autres revendications, partout réunissons-nous pour décider la grève tous ensemble, dans l’unité !
La Commission exécutive de la confédération FO, réunie le 19 février, réaffirme son opposition entière au projet de système universel de retraites porté par le gouvernement et aujourd’hui débattu à l’Assemblée nationale.
Elle constate que près de trois années de dites concertations et débats citoyens n’ont en rien fait dévier le gouvernement d’une position qui apparaît dogmatique, tant les affirmations générales, jamais démontrées ou traduites concrètement, l’ont emporté jusqu’alors.
FO ne peut que déplorer que le gouvernement ait à nouveau présenté de façon faussée les éléments de son projet devant les députés à l’ouverture des débats lundi 17 février.
Ainsi, soumettre l’obtention d’une retraite minimum à 1000 € à une carrière complète, fixée à 43 ans d’activité au SMIC, n’améliorera pas la situation de la majorité des salariés ne bénéficiant pas d’un emploi à temps plein tout au long de leur vie active ! Sans compter que les 85 % du SMIC de minimum de pension figurent déjà dans la loi depuis 2003, auraient dû être atteints dès 2008, et que ce gouvernement a, lui-même, décidé d’autorité de sous indexer les pensions de base par rapport à l’inflation en 2019 et partiellement en 2020.
FO réaffirme sa détermination à préserver le système de retraite actuel, dont le Conseil d’Etat a souligné les avancées auxquelles il a conduit et rappelé qu’il constituait une composante majeure du contrat social. C’est en ce sens que FO a déposé des revendications précises concernant l’emploi dont l’emploi des seniors, l’entrée dans l’emploi des jeunes, les bas salaires et l’égalité femmes-hommes.
Sur ces questions comme sur la pénibilité, FO constate peu ou pas d’évolutions de la part du gouvernement qui soumet systématiquement toute mesure à la non-augmentation du coût du travail, négation même de la liberté de négociation […].
La misère financière, l’absence de moyens et l’inclusion forcée restent de mise.
FNAS FO : Fédération Nationale de l’Action Sociale FO
Mardi 11 février, le Président Macron a présidé, la « Conférence Nationale du Handicap » quinze ans après la loi « Montchamp ».
Il ne s’est pas attardé sur les faibles mesures qui ont été mises en oeuvre sous l’impulsion de la ministre Buzin, depuis 2 ans et demi, à savoir l’augmentation de 90 euros par mois de l’Allocation Adulte Handicapé (l’AAH), la reconnaissance du droit de vote pour les majeurs protégés, l’attribution de droit à vie quand les handicaps sont irréversibles, la mise en place d’une stratégie nationale pour l’autisme et les troubles du neuro-développement, les engagements pris pour transformer en profondeur la société, l’école inclusive, la stratégie « Osons l’emploi » ou encore celle pour soutenir les proches aidants.
Celles-ci ne coûtent pas grand-chose.
Ce « lanceur d’alerte », comme il se nomme lui-même, peut faire le constat de la pauvreté des adultes handicapés, et s’en désoler, en reconnaissant que l’AAH reste sous le seuil de pauvreté, il ne propose pourtant rien. De même, les travailleurs handicapés n’échapperont pas à la retraite universelle par points, si jamais nous n’obtenons pas le retrait de ce projet de loi.
S’il annonce que l’AAH serait préservée et ne serait ni remplacée ni diluée dans le futur Revenu Universel d’Activité (RUA), nous attendrons une confirmation officielle. Pour notre part, nous considérons que ce revenu d’existence, de remplacement largement insuffisant, s’adresse à ceux qui ne peuvent pas travailler et ne peut être assortie de devoir, comme le prévoit le RUA. L’AAH doit être maintenue […].
Jeudi 27 février, le Ministère convoque une instance informelle : un « comité consultatif des AESH ». Le ministère nous indique que « L’ordre du jour de cette première séance permettra de partager des éléments de bilan social, d’échanger sur la mise en œuvre de la circulaire cadre de gestion du 5 juin 2019, ainsi que sur la programmation des travaux à venir ». La FNEC FP FO sera présente à ce rendez-vous avec 3 représentants dont un du SNFOLC.
Pour rappel, les revendications qui seront portées sont : - Un vrai salaire, un vrai déroulé de carrière et une revalorisation immédiate de la rémunération - L’intégration de tous les AESH dans un corps de la fonction publique – Pour des affectations choisies sur un seul établissement et transparentes avant la fin de l’année scolaire - Abrogation de la loi Blanquer, abandon des PIAL - Arrêt des mutualisations et des mutations en cours d’année - Abrogation de la circulaire du 5 juin 2019 - Le respect des notifications des MDPH et l’accélération des procédures - L’abandon de la notion d’aide mutualisée dans les notifications et des notifications précises en nombre d’heures d’accompagnement - Le remboursement des frais de déplacement - Le reversement à tous les personnels de l’indemnité compensatrice de hausse de CSG.
FO alimentera aussi son argumentation à partir de dossiers et d’exemples de terrain précis.
Ce CTSD s’est déroulé en présence du DASEN, M. ROUQUETTE, de 9h à 12h30.
Vous trouverez en pièce jointe la déclaration FO qui a guidé notre action ainsi que le vœu contre la répression syndicale que nous avons présenté. Ce dernier a été voté à l’unanimité (FO, FSU, UNSA).
Bilan global : au final, le département perd 5 classes, la moyenne est de 24 à 26 élèves par classe (avec des disparités entre les collèges ruraux très isolés comme celui de St-Amant-Roche-Savine et les collèges urbains densément fournis comme ceux de Chamalières ou des Martres-de-Veyre.
Création de 2 dispositifs ULIS : - Au collège de Murat-le-Quaire - Au LP de Brassac-les-Mines
14 collèges sont placés sous surveillance et pourront voir les besoins réévalués : Billom, Aubière, Champeix, Verrière et Les Prés à Issoire, La Tour d’Auvergne, Pongibaud, Rochefort-Montagne, Vic-le-Comte, Les Martres-de-Veyre, St-Dier, St-Germain‑L’Herm, Thiers…
Dossiers et demandes défendus par FO :
- Ambert : demande de maintien de la bilangue, des langues anciennes, de la section natation, de la chorale et pas de fusion des 4e et 3e SEGPA
- Aubière : trop de classes surchargées
- Ceyrat : maintien de la bilangue et des groupes de langues anciennes
- Chamalières : trop de classes surchargées (30 à 32 élèves)
- Champeix : demande d’ouverture d’une classe et abondement de la DHG
- Jeanne d’Arc : trop de classes surchargées
- Blaise Pascal : idem
- Albert Camus : demande d’annulation de la fermeture d’une classe, pas de baisse de moyens, pas de concurrence entre les collèges du secteur (La Charme, G. Philipe + privé) et entre disciplines
- Marc Bloch à Cournon : trop de classes surchargées
- Verrière et Les Prés à Issoire : nécessaire resectorisation pour rééquilibrer les 2 collèges
- La Tour d’Auvergne : demande d’annulation de la fermeture d’une classe
- Lezoux : demande de présentation de la DHG en CA
- Pierre Mendès France à Riom : demande de stabilisation des moyens en SEGPA, pas de perte
- Rochefort-Montagne : demande d’ouverture d’une division et d’une dotation complémentaire
- Vic-le-Comte : demande d’annulation de la fermeture d’une classe.
Force est de constater que les dotations en collège sont globalement à la baisse. Les disciplines et les personnels sont en concurrence. Les classes bilangues, les langues anciennes et vivantes, les sections sportives, les groupes et autres dédoublements, les dispositifs particuliers sont clairement mis en danger.
La réforme du collège et les mesures Blanquer amènent à restreindre les coûts et à supprimer des dispositifs, donc à réduire les postes.
Le DASEN parle de « choix » à faire. Le mot est galvaudé : il s’agit plutôt d’indiquer quelle discipline ou quel personnel il faut sacrifier.
C’est pourquoi FO a voté CONTRE les propositions du DASEN pour les collèges et la baisse généralisée des DHG. Nous avons été suivis par la FSU et l’UNSA.
C’est aussi pourquoi FO a voté CONTRE la baisse des dotations en SEGPA. La FSU et l’UNSA se sont abstenus.
En raison de ce vote, un nouveau CTSD aura lieu vendredi 21 février à 14H.
E3C, moyens, retraites, cette politique fait système contre les personnels !
Ce constat est aux antipodes des propos du Ministre Blanquer du 18 décembre dernier : « À la rentrée 2020, l’éducation nationale va poursuivre son engagement en faveur du primaire tout en préservant les moyens d’enseignement pour le collège et le lycée. »
La vérité des prix Dans l’académie d’Amiens, 30 postes sont supprimés en lycées, avec pour conséquences, 304 heures perdues dans l’Aisne, 394 dans l’Oise, 164 dans la Somme. Dans celle de Marseille, les deux postes en plus sont très loin de couvrir les besoins liés à l’afflux de 1700 élèves, il en faudrait au moins 140. A Rennes, 73 postes sont supprimés. A Paris, 78 postes supprimés sont annoncés officiellement… mais en réalité ce sont entre 150 et 200 postes que le rectorat s’apprête à supprimer. A Créteil, les lycées généraux et technologiques perdent 594 heures. A Versailles, un seul poste en plus pour 49 élèves supplémentaires en collège, un en plus pour 43 élèves supplémentaires en lycée. Et la liste n’est pas close…
Objectif des réformes Blanquer-Macron : moins 120 000 fonctionnaires
Réforme du lycée : dans la Vienne, le lycée Nelson Mandela perdrait à la rentrée 119 heures en application de la réforme du lycée en terminale, soit 10 % de ses moyens. Dans l’Ain, le lycée Lalande de Bourg en Bresse perdrait 75 heures. Dans le Var, ce sont 14 postes supprimés dans les lycées. Sans parler des menaces de fermeture des postes de langue à faible diffusion dans le collimateur du ministre. Ni des redéploiements des postes et de la multiplication des compléments de service dus à l’abandon du 3e enseignement de spécialité en terminale |…]