Les textes à l’ordre du jour portent, pour l’essentiel, sur les modalités de délivrance des certifications professionnelles : CAP, BEP, Brevet métier d’art, Brevet professionnel, BTS. Ils ne sont pas soumis au vote, dans le cadre de la prolongation de la loi d’état d’urgence sanitaire. Les organisations syndicales ont été consultées mais à condition de valider le principe du contrôle continu. Plus grave, les éléments qui sont présentés au CSE ont déjà été envoyés sous forme de consignes aux services déconcentrés de gestion des examens dans les académies. C’est encore une belle illustration de ce qu’est le dialogue social.
Compte-rendu détaillé - Voie professionnelle : établissements publics, privés, non habilités sur le même plan - Epreuve anticipée de français et E3C - BTS : tous les candidats au même régime.
Les textes relatifs au DNB et au baccalauréat ont été examinés au Conseil Supérieur de l’Education du 11 mai. Pour le baccalauréat comme dans beaucoup d’autres domaines, au compte de la crise sanitaire, le gouvernement semble vouloir aller toujours plus loin dans les réformes. Les mesures qui sont proposées à titre exceptionnel vont dans le sens du renforcement du contrôle continu qui était au cœur de la réforme Blanquer. Si les textes proposés sont publiés, la session 2020, pourrait constituer un précédent fâcheux, pour ne pas dire un laboratoire pour aller au bout du démantèlement du diplôme.
Vous convoquez un CHSCTM un jour de grève, ce qui est inédit et nous le déplorons. La FNEC FP-FO s’en tiendra donc à cette déclaration et quittera cette séance pour rejoindre les salariés en grève et manifestation contre le projet de casse des retraites.
Depuis deux mois, à l’appel des principales confédérations syndicales, les salariés de tout le pays ont engagé une épreuve de force majeure pour obtenir du gouvernement le retrait du projet de régime universel de retraite par points. Cette mobilisation exceptionnelle intervient dans le sillage des Gilets jaunes, des services d’urgence des hôpitaux, des personnels de l’Education nationale mobilisés contre la loi Blanquer, des correcteurs du baccalauréat, des cheminots, après les rassemblements qui ont eu lieu à la suite du suicide de Christine Renon…
A chaque fois le gouvernement a fait le choix du mépris et du déni, voire de la répression.
Le 24 janvier, le conseil des Ministres validait son projet de loi alors que dehors des centaines de milliers de grévistes manifestaient à nouveau pour exiger son retrait. Mais le même jour était rendu public l’avis du conseil d’Etat annulant les effets d’annonce de Ms. Macron et Blanquer qui tentaient de faire croire à une revalorisation des traitements des enseignants afin de limiter les effets de la réforme sur leurs futures pensions. Cette pseudo-revalorisation est imprécise et contraire à la constitution. En tout état de cause la FNEC FP-FO continue de revendiquer l’abandon de ce projet de loi et le maintien du Code des Pensions civiles et militaires. En aucun cas elle ne cautionnera le marché de dupes consistant à accepter une hypothétique revalorisation qui s’étalerait sur 17 ans, et qui entrainerait en contrepartie allongement et annualisation du temps de travail, élargissement des missions et primes au mérite.
Aujourd’hui, la colère est énorme, la détermination est intacte. Dans plusieurs secteurs, la grève se poursuit : dans les CARSAT, les incinérateurs de déchets, centrales nucléaires, avocats, expertises comptables, et bien d’autres. De nouveaux foyers de grève s’allument chaque jour, comme au rectorat de Clermont Ferrand, où les personnels administratifs ont débrayé le 30 janvier et se sont joints aux enseignants qui manifestaient devant les grilles pour exprimer leur opposition à la réorganisation territoriale.
Dans les lycées la mobilisation pour le retrait des E3C s’est répandue comme une traînée de poudre. Tournant le dos aux revendications des personnels, des lycéens et de certaines fédérations de parents, le gouvernement répond par une répression inouïe, intolérable : charges de police, lacrymos, élèves molestés et séquestrés, présence de policiers anti-émeutes au sein des établissements, gardes à vue de lycéens, inculpations de délit de « participation à un groupement en vue de commettre des dégradations ». Nous sommes sidérés par cet engrenage répressif pour tenter de terroriser la jeunesse, les syndicalistes, les grévistes […].
Les personnels et les élèves font face à une répression inédite
A Paris, devant le refus réitéré des personnels et des élèves quant à la passation des E3C, ce sont encore les forces de l’ordre qui sont présentes et contrôlent les élèves et les personnels à l’entrée des établissements, comme au lycée J. Decour. C’est la même situation qu’avant les congés scolaires : des personnels et des élèves qui revendiquent et les forces de l’ordre systématiquement envoyées à l’entrée et dans les établissements. Au lycée Balzac, la police attendait les élèves devant le lycée pour les escorter jusqu’à leurs épreuves !
Dans les Hauts-de-Seine, ces sont des centaines de professeurs devant certains établissements pour refuser les E3C dans la continuité de la bagarre contre la réforme des retraites, et là encore des forces de l’ordre sont présentes. Un lycéen de Lakanal à Sceaux était présent à un petit rassemblement devant son lycée avant les épreuves de langues d’E3C. Il a refusé de donner sa pièce d’identité à des forces de l’ordre qui l’ont alors placé en garde à vue au commissariat de Chatenay-Malabry. Il a été gazé et aurait reçu des coups de pieds. Une délégation d’enseignants avec des représentants FO du lycée ont exercé leur droit de retrait et se sont rendus devant le commissariat pour exiger la libération de l’élève […]
La FNEC FP-FO a pris connaissance du communiqué de la section fédérale de la FNEC FP-FO de Guadeloupe suite à son assemblée générale.
Nos camarades étaient en grève depuis le 5 décembre pour le retrait du projet de réforme de retraite universelle par points, mais aussi pour l’annulation des suppressions de postes dans l’Education Nationale qui frappent ce département.
La plupart des établissements (écoles, collèges, lycées…) étaient ainsi bloqués depuis plusieurs semaines.
Nos camarades de la FNEC FP-FO de Guadeloupe nous informent que la grève a permis d’obtenir la suspension de la suppression annoncée des 72 postes dans le département cette année […].
Ce CTM avait pour ordre du jour, la présentation des décrets et arrêtés sur la rémunération des E3C et la création d’un concours spécifique pour les certifiés en Guyane.
I. Projet de décret et arrêtés sur la rémunération des E3C
Vote sur le projet de décret sur la rémunération des E3C
Pour : personne
Contre : CGT, FNEC FP-FO, FSU, UNSA, SNALC
NPPV : SGEN-CFDT
II. Projet de décret portant création d’un concours de recrutement à affectation locale en Guyane des professeurs certifiés
Vote sur décret portant création d’un concours de recrutement à affectation locale en Guyane des professeurs certifiés
Contre : FSU, FO, SNALC, CGT
Pour : UNSA, CFDT
Ci-dessous l’avis FO adopté à l’unanimité (CHSCTA du 31/01/2020) sur le logiciel SANTORIN utilisé pour corriger les copies dématérialisées. *SANTORIN = Système d’Aide Numérique à la noTatiOn et corRectIoN