Dessin de Colm

Ce mardi 11 février à 08h30 aura lieu un rassemblement devant l’hôtel de police (avenue de la République à Clermont-Ferrand) pour soutenir nos 2 collègues du SNES-FSU convoqués suite à la mobilisation du 18 janvier au lycée B. Pascal.

FO dénonce la répression mise en place contre les enseignants, leurs représentants syndicaux, les étudiants et les lycéens.

Vers 10H00 : manifestation en direction de l’Inspection Académique du Puy-de-Dôme.

Retraites, E3C, postes : tout fait système. Le gouvernement veut baisser nos pensions, détruire nos statuts et nos postes, anéantir le baccalauréat, mais aussi nous faire taire !

Pour FO, c’est NON !

Pour consulter le communiqué départemental sur le 11 février…

Dessin de Colm

Jeudi 6 février, jour de grève et de manifestation interprofessionnelle contre la réforme des retraites, des rassemblements intersyndicaux ont été organisés le matin devant les rectorats et le ministère pour exiger l’arrêt de la répression contre les personnels et les lycéens qui demandent l’abandon des E3C (épreuves communes de contrôle continue).

Ça suffit ! Stop ! Ne touchez pas à nos élèves !

Tournant le dos aux revendications des personnels et des lycéens, Jean-Michel Blanquer a voulu faire passer à marche forcée la tenue de la session d’E3C. Les recours à l’intervention des forces de l’ordre se multiplient. Elles ont parfois entraîné des violences et des gardes à vue à l’encontre de jeunes lycéens. Des policiers en tenue anti-émeutes sont devant et dans les établissements. Des élèves sont séquestrés dans les salles fermées à clé. Des lycéens sont gazés, molestés, matraqués… Les convocations de lycéens au commissariat se sont multipliées cette semaine. La FNEC FP-FO ne peut l’accepter !

Cette situation ne peut plus durer ! Le ministre en porte l’entière responsabilité !

Pour lire la suite du communiqué FNEC du 6 février…

Source : https://63.demosphere.net/rv/1172

Départ de la manifestation : 10h30
Lieu : carrefour des facs (au pied du viaduc Saint-Jacques)

Trajet : Sablon – Carnot – Lycées – Grande-Bretagne – Delille – Jacobins – Carmes – Lavoisier – Fontgiève – Gaillard – Jaude

14h00 : AG Education nationale
Salle 7 – Centre Jean Richepin (près du lycée S. Apollinaire).

Nous vous attendons nombreux !

Depuis deux mois, à l’appel des principales confédérations syndicales, les salariés de tout le pays ont engagé une épreuve de force majeure pour obtenir du gouvernement le retrait du projet de réforme des retraites censée mettre en place un régime dit universel de retraite par points. Cette mobilisation exceptionnelle intervient dans le sillage du mouvement des Gilets jaunes et de la grève historique dans les urgences des hôpitaux, après la grève des personnels de l’Education nationale contre la loi Blanquer au printemps, après la grève des correcteurs du baccalauréat qui a explosé en plein mois de juillet, après la grève spontanée des cheminots en octobre, après les rassemblements qui ont eu lieu à la suite du suicide de Christine Renon…

A chaque fois le gouvernement a fait le choix du mépris et du déni, voire maintenant de la répression avec les épreuves E3C […].

Pour lire la déclaration liminaire en intégralité…

En intégralité…

A l’ordre du jour de ce CHSCTA :

  • Avis FO/FSU sur les menaces de sanctions disciplinaires
  • Suivi de visite du CHSCTA au lycée Blaise Pascal (Clermont-Ferrand)
  • Médecine de prévention
  • Projet de convention « Pour une politique santé et sécurité partagée des agents des lycées » entre la région AURA, les 3 régions académiques et la DRAAF
  • Registres SST : lycée Murat (Issoire – 63), lycée Albert Londres (Vichy – 03), lycée Descartes (Cournon – 63), lycée Chabrier (Yssingeaux – 43)
  • Logiciel SANTORIN utilisé pour corriger les copies (E3C…)
  • Accidents du travail
  • Réforme territoriale et conséquences sur les personnels administratifs.

Lycée Descartes à Cournon (témoignages de nos camarades FO)

Ce matin à Descartes, où les E3C étaient prévues à 10h, collègues grévistes, collègues n’ayant pas cours, retraités, … se sont retrouvés devant le lycée à partir de 9h30 avec affichettes et chansons contre les E3C.
Puis à 10h00 les collègues de l’établissement seuls se sont introduit dans le lycée. L’action s’est poursuivie dans la cour par un sitting  des professeurs entourés par de très nombreux élèves. Chansons, slogans contre les E3C…
Bilan : seule l’épreuve d’allemand a pu avoir lieu (soit 3 salles prévues sur 17) tandis que celles d’espagnol et d’italien ont été reportées (soit 14 salles sur 17 !!).

Merci à tous ceux qui sont venus nous prêter main forte.

On remet cela demain (mardi 0402) ! Pour Descartes, même organisation, on se retrouve d’abord devant le lycée à 9h30 puis ne rentreront que les collègues de l’établissement…

On ne lâche rien, dans la bouche du ministre les établissements perturbés passent de 0,1 % à 10 % ! Quel progrès !

Lycée Blaise Pascal à Clermont-Ferrand (témoignage d’un collègue)

23 des élèves n’ont pas composé pour la LVA mais les pressions administratives ont fait logiquement fait fléchir certains élèves pour la 2e épreuve (LVB), qui a été clairement moins chaotique. L’alarme incendie qui a été déclenchée à 8h25, soit 5 minutes avant le début des épreuves, a conduit une partie des élèves à descendre dans la cour. Certains ont été plus ou moins enfermés dans leur salle avec interdiction de sortir. L’alarme incendie a ensuite été coupée pour éviter qu’elle soit de nouveau enclenchée. Beaucoup d’élèves ont refusé de remonter ou de rentrer dans les salles. De nombreux collègues étaient présents à leurs côtés. Pour le peu d’élèves ayant composé, beaucoup pouvaient utiliser les téléphones et ils étaient serrés les uns contre les autres dans les salles… Les bavardages entre eux étaient tout à fait possibles pendant l’épreuve. Des élèves auraient des preuves tangibles de cela (photos, vidéos). Des surveillants ont clairement émis des menaces (dont des menaces physiques pour 1 surveillant) à l’encontre des élèves mobilisés ou susceptibles de vouloir quitter la salle. Les sujets de LVB donnés ont largement fuité, si bien que certains élèves ont pu composer l’épreuve en connaissant déjà une partie du sujet grâce à leurs camarades restés dans les salles et donc ayant eu les sujets un peu en avance… A ce propos, pour la LVB, plusieurs sujets différents ont été donnés aux candidats qui passaient pourtant la même épreuve de langue. Epreuve « commune » ?

Sur la grève, elle a été réussie : très peu de profs convoqués ou appelés la semaine dernière pour remplacer les grévistes ont surveillé. Les surveillances étaient donc globalement assurées par l’ensemble des personnels de direction et quelques administratifs.
Une délégation intersyndicale du lycée Blaise Pascal a été reçue à 18H.

Lycée Sidoine Apollinaire à Clermont-Ferrand (témoignage d’une collègue)

Concernant le lycée Sidoine Apollinaire, nous n’avons pas eu votre succès à cause d’une moindre mobilisation des collègues, mais les élèves étaient très impliqués. Le problème est que, malgré les perturbations devant l’établissement et le soutien de nos collègues, ils ont été menacés d’avoir zéro s’ils ne composaient pas et au final, alors qu’ils étaient 70 à l’extérieur, l’épreuve s’est poursuivie. Des élèves et des enseignants de Sidoine et de Blaise se sont retrouvés devant l’enceinte du rectorat. Bref la répression est bien là, côte élèves ou côté profs. C’est la triste réalité.

Lycéens devant le rectorat de Clermont-Ferrand 03/02/2020

Et ailleurs en France :

Dormir en cellule à 16 ans
Trois élèves du lycée Ravel de Paris ont passé 32 heures en garde à vue les 31 janvier et 1er février sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux. Il y avait déjà eu des interventions violentes de la police au lycée voisin Hélène Boucher. Le 31 janvier une nouvelle étape a été franchie. Quatre jeunes âgés de 16 ans ont été arrêtés par la police le 31. Trois seront gardés au poste de police durant 32 heures. Ils passeront une nuit en cellule. On leur reproche d’avoir mis le feu à une poubelle.

Au final, ces jeunes ne verront jamais de juge et n’auront aucun procès. Ils sont présentés le 1er février à un délégué du procureur  qui leur notifie « une réparation pénale » décidée apparemment par le seul parquet. Les jeunes devront rencontrer un éducateur qui décidera du contenu de la mesure.

Fraude massive
Au lycée Jean Macé de Rennes, des enseignants ont relevé de très nombreuses irrégularités durant les épreuves du 29 au 31 janvier. Ainsi « les candidats ont composé dans la plupart des salles avec accès à leur téléphone, leur sac. Des corrigés d’épreuves ont circulé avant et pendant l’épreuve sur ces portables. Les candidats ont communiqué durant l’épreuve ». Les consigne d’examen n’ont pas été transmises à tous les candidats. Résultat des élèves ont refusé de participer à ces épreuves. Selon Ouest France la seule réponse du rectorat est la menace de zéro pour les élèves qui n’ont pas composé.

Quelle issue ?
Alors que ces désordres durent depuis plus d’une semaine, les grands médias nationaux sont restés muets. Une dépêche AFP du 31 janvier fait un point sur les « tensions » qui « perdurent autour du bac ». Elle relève le mutisme du ministère sur le nombre d’établissements concernés. La presse régionale, les syndicats de personnels de direction attestent pourtant d’un mouvement très important avec 30% des établissements perturbés.

Combien d’incidents graves attend M. Blanquer pour annuler les E3C ?

En intégralité…

Dans ce compte-rendu :

  • Un tiers des membres du CTA menacés de sanction
  • Déclaration commune de FO et de la FSU faite à l’entrée du CTA
  • Qu’est ce que la réforme territoriale et quelles en sont les conséquences pour les personnels ?
  • Extrait de la lettre rédigée par des personnels du rectorat
  • Extrait de la prise de parole de FO lors de la manifestation
  • L’UNSA est-elle au côté des personnels ? A vous de juger !
  • Les conditions de rentrée 2020 en quelques nombres : un désastre qui s’annonce !



Surveillance des E3C : les personnels ne sont ni des bouche-trous,
ni des briseurs de grève !

En ce moment, dans les académies, commencent à se tenir ou sont prévues de se tenir les E3C dans le cadre de la mise en oeuvre du nouveau baccalauréat voulu par le gouvernement et le ministre BLANQUER.

Depuis plusieurs semaines, de nombreux enseignants, avec les organisations syndicales représentatives FNEC FP-FO, CGT Education, SNES-FSU et SUD Education, dénoncent l’impréparation de ces épreuves (ouverture désorganisée et très tardive de la banque nationale de sujets en matière de qualité d’apprentissage et de certification, …). Ce qui est en jeu, c’est bien la rupture d’égalité entre les candidats due notamment à une mise en oeuvre locale et non nationale.

À aucun moment, le ministre n’a envisagé de remettre en cause la tenue de la première session d’E3C. C’est cette obstination qui a conduit l’intersyndicale à s’opposer à la mise en oeuvre de cette session notamment par la grève des surveillances, mouvement rejoint par de nombreux lycéens qui demandent l’annulation de cette session des E3C […].

Pour lire la suite du communiqué SPASEEN du 31 janvier.

Contrairement à la mise en veilleuse de la plupart des médias sur le mouvement social, la détermination et la colère sont toujours là. Par exemple, cela fait plusieurs jours que se succèdent les assemblées générales massives à la CARSAT de Clermont-Ferrand, de Lyon ou de Marseille face au projet de loi qui, dans ses articles 49 et 50, prévoit la liquidation des CARSAT et au-delà de la Sécurité sociale. Dans d’autres secteurs, la grève se poursuit : incinérateurs de déchets, centrales nucléaires, avocats, expertises comptables…

De nouveaux foyers de colère s’allument chaque jour. Le débrayage des personnels du rectorat de Clermont-Ferrand aux côtés des enseignants jeudi dernier a refroidi les ardeurs du Recteur, mais pas l’obstination du ministre Blanquer.

Dans les lycées, la mobilisation pour le retrait des E3C s’est répandue comme une traînée de poudre. Refusant de répondre aux revendications des personnels et des lycéens, le gouvernement répond par une répression inouïe, intolérable : charges de police, lacrymos, élèves molestés et séquestrés, présence de policiers anti-émeutes au sein des établissements, gardes à vue de lycéens, convocations au commissariat de représentants syndicaux (à Clermont-Ferrand, F. Claveau et P. Lebrun du SNES-FSU sont eux aussi convoqués le 11 février – Nous irons les soutenir), menaces de sanctions disciplinaires… Certains ont été inculpés du délit de « participation à un groupement en vue de commettre des dégradations ».

L’heure est grave !

Ils matraquent et brutalisent les élèves et les personnels. Ils les menacent de sanctions et de poursuites pénales. Nous ne pouvons le tolérer. Cette situation incombe entièrement au ministre Blanquer.

Comme le souligne une camarade FO du lycée Descartes, ce combat contre la réforme du baccalauréat et les E3C est juste, comme l’est notre combat contre les suppressions de postes et la réforme des retraites.

Des préavis de grève ont été déposés pour les semaines à venir. Aussi les personnels opposés aux E3C peuvent se mettre en grève pour bloquer les E3C ou soutenir leurs collègues et leurs élèves. C’est par la grève qui est un droit constitutionnel que chacun peut se positionner.

Pour lire le communiqué SNFOLC du 31 janvier sur la répression lors des E3C.