Compte-rendu - Synthèse des entretiens conduits par l’inspection générale avec les ISST 2017/2018 - Synthèse des rapports d’activité des médecins de prévention 2018 - Bilan réseaux PAS 2018 - Bilan handicap 2018 - Questions posées par les représentants du personnel
Les AED et les AESH sont parmi les personnels les plus précaires de l’Education nationale avec des contrats qui peuvent être remis en cause chaque année. Les pressions qui s’exercent sur eux dans la situation actuelle de crise sanitaire sont nombreuses. Confrontés à des directives qui souvent contredisent les consignes ministérielles, les AED et AESH font appel au syndicat. Les interventions auprès du rectorat ou de l’inspection académique ont permis de débloquer des situations.
Mon salaire sera-t-il maintenu pendant la période de confinement ?
Peut-on me demander d’aller au domicile de l’élève handicapé dont j’assure le suivi ?
On me demande d’assurer une permanence téléphonique au collège, suis-je obligé de m’y rendre ?
Mon établissement accueille des enfants de personnels soignants. La direction me demande de venir les encadrer, est-ce une obligation ?
Aucun enseignant ne peut encadrer les enfants de soignants accueillis dans mon établissement. La principale me demande d’assurer des cours ou des activités pour eux. Suis-je obligé‑e de l’accepter ?
On me demande d’envoyer des exercices dans différentes disciplines à l’élève handicapé que j’accompagne, suis-je obligé de le faire ?
On me demande d’aider l’élève handicapé que j’accompagne par téléphone pour effectuer les exercices dans différentes disciplines, suis-je obligé de le faire ?
On me demande d’aider l’élève handicapé que j’accompagne par téléphone pour effectuer les exercices dans différentes disciplines, or je n’ai pas de solution de garde pour mes propres enfants que je dois garder à la maison. Suis-je obligé de le faire ?
Mon chef d’établissement me demande de communiquer mon numéro de téléphone et mon mail à la famille de l’enfant handicapé dont j’ai la charge. Suis-je obligé‑e de le faire ?
Il n’y a plus d’élèves dans le collège mais la direction demande aux AED d’être présents selon un emploi du temps aménagé. Devons-nous nous y présenter ?
En l’absence d’élèves et de professeurs dans les établissements, la présence des personnels de laboratoire dans ne peut se justifier pour assurer une quelconque continuité pédagogique.
Quand les CHSCT sont consultés sur ce point, comme cela l’a été au CHSCT académique de l’académie de Normandie Rouen-Caen le 17 mars, il est rappelé que aucun agent ne devait se rendre dans les établissements, et que seuls les enseignants volontaires (et les chefs) pour accueillir les enfants des soignants peuvent s’y rendre (…).
La FNEC FP FO a demandé l’assurance que les personnels soumis aux 1 607 heures annualisées n’auront pas à rattraper leurs heures au retour du confinement.
Le 13 avril, le président de la République a déclaré : « À partir du 11 mai, nous rouvrirons progressivement les crèches, les écoles, les collèges et les lycées ». « Cela permet aux entreprises de bien préparer la reprise, et aux enfants de retrouver le chemin de l’école » s’est félicité un porte-parole du Medef. Ainsi, la décision gouvernementale apparaît pour ce qu’elle est : L’école doit servir de garderie du MEDEF. En effet nous constatons que depuis plusieurs jours des voix se sont élevées pour accélérer la reprise de l’économie et faire repartir la production. Pour la FNEC FP FO, l’éducation nationale et ses personnels ne sont pas une variable d’ajustement pour les besoins du marché. Cette décision ne trompe personne, d’autant plus que les universités restent fermées, les étudiants n’ayant pas besoin d’être gardés.
Du côté des personnels, cette annonce a provoqué l’incompréhension : la colère est encore montée d’un cran. Comment comprendre que les restaurants restent fermés, et que les rassemblements soient toujours interdits alors que les établissements scolaires devront réouvrir ? À l’école, les gestes barrières sont impossibles à appliquer. Comment observer une distanciation sociale dans les classes et les ateliers ? Depuis un mois, une partie des personnels assure l’accueil des enfants de soignants la plupart du temps sans aucun matériel de protection (masque FFP2, gel hydroalcoolique, gants…), alors qu’il est de la responsabilité de l’État employeur de veiller sur la santé de ses agents. Depuis un mois la FNEC FP-FO intervient à tous les niveaux et en particulier pour exiger que vous, Monsieur le recteur, et que Monsieur le Ministre preniez vos responsabilités en matière de protection des personnels.
Un avis a été adopté au CHSCT ministériel le 3 avril demandant « un dépistage généralisé aux personnels et aux élèves comme préalable à toute reprise d’activité. » Or pour toute réponse, Le président de la république indique que seuls ceux qui présenteront des symptômes seront testés. La plupart des enfants porteurs du virus sont asymptomatiques. Comment éviter tout risque de contagion ? Les personnels refusent d’aller à l’abattoir, de contracter la maladie et de mettre en danger leurs proches. Les personnels, mais aussi de nombreux parents d’élève avec leurs associations s’élèvent contre cette décision irresponsable contestée également par l’ordre des médecins. Quant à la mise à disposition des masques pour tous les personnels, le ministre de l’Éducation nationale se contente de dire : « c’est une possibilité ». Alors que l’on sait que les masques manquent partout, et en premier lieu dans les hôpitaux !
Le ministre Blanquer parle aussi de grands aménagements : « On peut très bien imaginer des petits groupes à certains moments de la journée ». On voit mal comment tout cela pourrait être appliqué. En tout cas la FNEC FP-FO n’acceptera aucune remise en cause des obligations réglementaires de service des personnels que ce soient de ceux travaillant dans les établissements ou des personnels administratifs.
La reprise des cours et du travail dans les services à tout prix est inacceptable et irresponsable !
La FNEC FP-FO exige, avant toute reprise de l’activité :
des tests sérologiques pour organiser le dépistage systématique pour tous les personnels et les élèves, conformément à l’avis du CHSCT ministériel
la désinfection des écoles, services et établissements scolaires
des matériels de protection (gel hydroalcoolique, gants et masques FFP2) en quantité suffisante.
Alors que la crise a mis sur le devant la scène, l’importance des services publics et la faillite des politiques d’austérité qui les ont saccagés, la FNEC FP-FO réitère sa demande d’annulation de toutes les suppressions de postes pour la rentrée prochaine.
Réouverture des écoles et des établissements : mise en danger des personnels, menaces sur les obligations de services !
L’annonce de reprise a provoqué la plus grande colère des personnels
Quelle est la logique dans tout cela ?
Dépistage systématique : une condition préalable à toute reprise !
Reconnaissance de la maladie professionnelle
Les personnels à risques
Les questions d’hygiène et de sécurité dans les établissements
Défense individuelle des personnels et loi de transformation de la Fonction Publique
Les propos inquiétants du ministre sur les conditions de la reprise
Ça suffit ! Nous refusons de retourner sur nos lieux de travail au péril de nos vies !
Force est de constater que le ministre n’a pas apporté les garanties suffisantes permettant un retour en toute sécurité. FO appelle les personnels à se regrouper (en visio par exemple), à adopter des motions d’écoles, d’établissements, des pétitions ou des lettres ouvertes, avec leurs syndicats, et en direction du ministre, pour dire : « pas de reprise sans que les mesures de protection soient garanties ! » Elle invite les personnels à s’appuyer sur l’avis du CHSCT ministériel qui demande le dépistage systématique des élèves et des personnels avant toute reprise.
La décision du président Macron et du ministre Blanquer est d’une gravité sans précédent. Après des semaines où l’impréparation (au bout d’un mois de confinement, les masques commencent à arriver mais en nombre insuffisant) le dispute à l’absurdité (utiles quand il n’y en a, les masques deviennent inutiles quand il n’y en a plus…) et au mépris (les déclarations de la porte-parole sont dans toutes les mémoires), l’annonce d’une reprise progressive des cours le 11 mai suscite une profonde colère et inquiétude chez les personnels de l’Education nationale.
Un tissu de contradictions.
Le ministre et le gouvernement ne donnent aucune garantie aux personnels. Alors pourquoi vouloir les exposer délibérément à une contagion de masse ?
Une seule explication : pour relancer l’économie, le gouvernement choisit de libérer les parents de la garde de leurs enfants.
La priorité reste la protection de la santé des personnels et des élèves.
FO refuse que les enseignants et les personnels de vie scolaire aillent travailler la peur au ventre.
« À partir du 11 mai, nous rouvrirons progressivement les crèches, les écoles, les collèges et les lycées , déclare le 13 avril le président de la République. Le patronat s’est déclaré « satisfait » : « cela permet aux entreprises de bien préparer la reprise, et aux enfants de retrouver le chemin de l’école » s’est félicité un porte-parole du Medef. Mais du côté des personnels, cette annonce a provoqué l’incompréhension : la colère est encore montée d’un cran.
Une décision irresponsable
Le dépistage systématique avant toute consigne de reprise des cours
L’école n’est pas la garderie du MEDEF
La FNEC FP-FO exige, avant toute reprise de l’activité : - des tests sérologiques pour organiser le dépistage systématique pour tous les personnels et les élèves, conformément à l’avis du CHSCT ministériel - la désinfection des écoles, services et établissements scolaires - des matériels de protection (gel hydroalcoolique, gants et masques FFP2) en quantité suffisante. Alors que la crise a mis sur le devant la scène, l’importance des services publics et la faillite des politiques d’austérité qui les ont saccagés, la FNEC FP-FO réitère sa demande d’annulation de toutes les suppressions de postes pour la rentrée prochaine.
La FNEC FP-FO rappellera ces préalables au ministre de l’Éducation nationale. S’il persiste dans une reprise des cours au prix de la santé des personnels, la FNEC FP-FO les invitera à utiliser leur droit de retrait.
La FNEC FP-FO a déposé un préavis de grève jusqu’au 30 mai.
Dans le contexte du confinement et de la fermeture des établissements scolaires, se pose la question de la prise en compte du temps de travail et des congés.
Concernant les personnels enseignants, on peut affirmer que leur temps de travail a augmenté considérablement avec le télétravail. Les personnels de vie scolaire, sociaux, de santé, ont également été mis à contribution pour la « conservation du lien avec les élèves », là encore avec des conséquences sur la durée hebdomadaire du travail. Les dates des congés de printemps ont été certes maintenues officiellement mais dans la réalité, ils sont maintenus avec une pression incroyable sur les personnels avec les « vacances apprenantes » ainsi que toutes les consignes données à tous les niveaux.
Les non réponses du gouvernement et du ministre demeurent sur la suite de l’année scolaire.
La question des congés se pose par ailleurs différemment selon les corps et les statuts : enseignants, CPE, PsyEN, AED, AESH, titulaire ou non titulaire, avec définition annualisée du temps de travail ou non…
Cette note fait un point sur les décisions gouvernementales à ce jour et sur les questions qui se posent.
Avec désormais 11 000 décès liés au coronavirus, le bilan sanitaire est déjà d’une gravité extrême. Pourtant, le Ministre Véran de la santé prévient :« nous ne sommes pas encore au pic épidémique ».
Dépistage : les recommandations de l’OMS ignorées par le gouvernement !
Port du masque : les recommandations de l’Académie nationale de médecine également méprisées par le gouvernement.
Les personnels mis constamment en danger par les injonctions ministérielles et le refus des recteurs-employeurs d’engager les mesures de protection des agents.