Au sommaire de ce communiqué :

  • Réouverture des collèges le 11 mai, dans quelles conditions sanitaires ?
  • Reprise le 11 mai pour lutter contre les inégalités ?
  • Déroulement de la fin d’année scolaire, orientation, DNB toujours autant de questions et d’inquiétude.
  • Une reprise au mépris du statut des professeurs ?
  • Avis du CHSCTM sur le dépistage systématique.

Pour lire le communiqué SNFOLC du 17 avril…

16 avril : 18 000 décès et 107 000 cas à rapporter au coronavirus et à la pandémie mondiale. Et le bilan sanitaire s’aggrave de jour en jour. Ainsi, le lundi 13 avril, le Ministre Véran de la
santé, dans un communiqué écrivait : « L’impact de l’épidémie est majeur et la France se situe actuellement dans une phase de « haut plateau ». Le Ministère des Solidarités et de la Santé
rappelle qu’il est impératif de respecter les mesures barrières, les mesures de distanciation physique et sociale et les mesures de confinement. Continuons à rester vigilants, mobilisés et prudents. » Mais à la surprise générale, à 20 heures, le Président Macron annonçait la reprise des cours à partir du 11 mai, avant même la réouverture des restaurants, bars, cinémas et autres lieux publics…

L’Education nationale transformée en garderie pour remettre les salariés au travail

Pour le SNFOLC et sa fédération nationale, il ne fait aucun doute que la décision de reprendre le 11 mai répond à une injonction du patronat. Le MEDEF n’a d’ailleurs pas tardé à exprimer sa satisfaction par la voix de son porte-parole qui a déclaré le lendemain : « Cela permet aux entreprises de bien préparer la reprise, et aux enfants de retrouver le chemin de l’école ».

Reprendre le 11 mai à ses risques et périls

Au plan national comme au plan local, l’administration refuse de répondre aux revendications légitimes des personnels.

  • Matériel de protection : concernant les masques, le ministre dit « Le fait d’avoir un masque fait partie des choses possibles ».
    Au plan local, les recteurs, qui, étant employeurs et devant pourtant garantir la sécurité et la santé au travail, se réfugient derrière l’attente d’un cadrage national plus précis, et n’organisent pas l’acheminement de ce matériel en direction des établissements.
  • Dépistage systématique des personnels et des élèves : pourtant recommandé pour l’ensemble des pays par l’OMS depuis le 16 mars (on se souvient du « Nous avons un message simple pour tous les pays : testez, testez, testez. »), ministre et recteurs bottent
    en touche, malgré l’avis porté par la FNEC-FP FO et la FSU en CHSCT ministériel demandant le dépistage comme préalable à la reprise.
  • Droit de retrait : les recteurs, se vantant de garantir les meilleurs conditions possibles en terme de protection de la santé des élèves et des personnels (sans expliciter les moyens qu’ils mettent en face), considèrent dès à présent comme injustifié tout recours au droit de retrait.

Une reprise à marche forcée et la peur au ventre pour des centaines de milliers d’agents. Dans un CHSCT académique, le médecin de prévention a informé qu’en une semaine, il avait été destinataire de 800 mails de personnels. L’inquiétude de reprendre, avec le risque de contracter soi-même le Coronavirus et de le ramener dans son foyer familial est, sans surprise, largement majoritaire.

A l’image d’autres salariés (grève chez Amazon, à Auchan etc.), les personnels des lycées et collèges s’organisent et cherchent à constituer une force pour ne pas mettre leur vie en péril.
Par exemple, dans les Pyrénées-Atlantiques, 48 personnels du collège des Lavandières de Bizanos se sont réunis en heure syndicale dématérialisée le 15 avril. Ils « exigent avant toute reprise de l’activité des tests sérologiques […] pour tous les personnels et les élèves, conformément à l’avis du CHSCT ministériel du 3 avril, la désinfection préalable puis quotidienne des écoles, services et établissements scolaires, des matériels de protection […]
en quantité suffisante. »

Le SNFOLC, avec sa fédération nationale, appelle les personnels :

  • à se regrouper (en visio ou autre),
  • à adopter des motions d’établissements, avec le soutien de leurs syndicats, pour s’adresser au ministre pour lui dire : « pas de reprise sans que les mesures de protection soient garanties ! »
  • à reprendre le voeu du CHSCT ministériel du 3 avril
    « Afin d’endiguer l’épidémie, pour assurer la sécurité et protéger la santé de tous les personnels, le CHSCTM exige la mise en place du dépistage systématique comme le préconise l’OMS, à commencer par celui des personnels ayant des symptômes et ceux ayant été en contact avec des personnes infectées, de tous les personnels travaillant dans les pôle d’accueil des enfants de soignants ou ceux s’étant rendu sur leur lieu de travail ces trois dernières semaines, ainsi que de tous les personnels à risque. Le CHSCT M demande un dépistage généralisé aux personnels et aux élèves comme préalable à toute reprise d’activité. » Pour : FO, FSU Abstention : UNSA.

La FNEC FP FO a déposé un préavis de grève protégeant les personnels qui décideraient de ne pas reprendre le travail à partir du 11 mai.

Pour consulter le communiqué SNFOLC du 16 avril au format PDF…

Une ordonnance n° 2020–430 « relative à la prise de jours de réduction du temps de travail ou de congés dans la fonction publique de l’État et la fonction publique territoriale au titre de la période d’urgence sanitaire » vient de paraître.

Sont concernés tous les personnels non enseignants, titulaires comme contractuels.

L’ordonnance prévoit :
pour ceux qui sont en ASA depuis le 16 mars : 10 jours de congés obligatoires, décomposés en 5 jours de RTT pour la période du 16 mars à aujourd’hui et 5 jours de RTT ou congés entre aujourd’hui et la fin de la période de confinement ;
pour ceux qui sont en « télétravail ou assimilé » depuis le 16 mars : la possibilité dimposer 5 jours de RTT ou de congés entre aujourd’hui et la fin du confinement. Cette possibilité d’imposer ces 5 jours est laissée au chef de service.

Cette décision est scandaleuse, inacceptable, indécente !

Elle a été annoncée et mise en oeuvre du jour au lendemain, sans aucune consultation des organisations syndicales. Une fois de plus, le gouvernement fait le choix de la stigmatisation des fonctionnaires, niant ainsi l’importance du travail effectué dans des conditions dégradées par des agents sous-payés !

La FNEC-FP FO, avec la Fédération Générale des fonctionnaires FO, demande le retrait immédiat de cette ordonnance.

La période de confinement ne peut en aucun cas être assimilée à des congés. Ne pas pouvoir se déplacer, ne pas pouvoir même sortir de chez soi, garder ses enfants, être en congé maladie, ce n’est pas être en congé ! Au contraire, pour de nombreux collègues, c’est un facteur de stress supplémentaire. Comme si nous l’avions choisi ! Comme si c’était des vacances, d’être assignés à résidence, privés de nos libertés les plus élémentaires ! Comme si le fait d’être confinés aussi longtemps n’était pas dû à l’incurie de nos gouvernants !

La FNEC FP-FO s’opposera partout aux attaques indécentes visant à profiter de l’état d’urgence sanitaire pour porter atteinte aux droits à congé ou au temps de travail !

La FNEC-FP FO rappelle que partout, tous les agents sont considérés comme étant en position d’activité depuis le 16 mars, et qu’aucun jour de congé ne doit être imposé !

Pas de tests, pas de masques : pas de reprise !

Plutôt que d’utiliser l’état d’urgence pour amputer les droits de salariés, le gouvernement devrait s’occuper de fournir les masques homologués et les tests de dépistage pour tous, sans lesquels il n’y aura pas de « reprise » à partir du 11 mai !

Les droits de retrait s’exerceront et des préavis de grève sont d’ores-et-déjà déposés !

Pour consulter le communiqué FNEC du 16 avril au format PDF…

Le SNFOLC dénonce la décision du gouvernement de ne plus rémunérer les heures
d’interrogation auxquelles ont droit les étudiants de CPGE à partir du 1er avril 2020.

Cette mesure est d’autant plus inacceptable que les pouvoirs publics n’ont de cesse de répéter que la période de confinement ne doit pas être une période de vacances ; les professeurs sont invités à organiser des classes virtuelles, à transmettre leur cours aux élèves, à leur donner régulièrement du travail, à répondre à leurs questions.

Or, les heures de colle jouent un rôle essentiel dans la pédagogie des classes préparatoires
aux grandes écoles. Depuis le 16 mars et la fermeture des établissements scolaires, elles ont souvent pu être dispensées par vidéoconférence. En priver les étudiants revient à les pénaliser un peu plus alors qu’ils ont été fortement déstabilisés par la fermeture des internats et par l’incertitude entourant les concours.

Il est vrai que le ministère n’interdit pas la tenue des heures d’interrogation. Il refuse
seulement de les financer, espérant sans doute que, dans l’intérêt de leurs élèves, les
professeurs assureront bénévolement cette tâche. Ce n’est pas l’annonce de la création d’une hypothétique prime pour compenser les dépenses informatiques et téléphonique occasionnées pour les enseignants par la nouvelle organisation du travail pendant la période de confinement qui permettra de compenser une telle mesure.

Le SNFOLC exige que les heures d’interrogation effectuées à partir du 1er avril 2020 continuent à être rémunérées. L’épidémie du coronavirus ne doit pas servir de prétexte pour remettre en cause les droits des étudiants et des professeurs.

Pour consulter le communiqué SNFOLC en PDF…

Dessin de Colm

Au sommaire du communiqué du 16 avril :

  • Une réforme rejetée
  • La pandémie ne peut pas effacer les revendications
  • Contrôle continu sous Covid-19

La FNEC FP-FO invite les personnels à s’appuyer sur l’avis du CHSCT Ministériel du 3 avril qui demande le dépistage systématique des élèves et des personnels avant toute reprise.

Lors du CHSCT Ministériel du 3 avril, la FNEC FP-FO a déposé l’avis suivant :
Afin d’endiguer l’épidémie, pour assurer la sécurité et protéger la santé de tous les personnels, le CHSCTM exige la mise en place du dépistage systématique comme le préconise l’OMS, à commencer par celui des personnels ayant des symptômes et ceux ayant été en contact avec des personnes infectées, de tous les personnels travaillant dans les pôle d’accueil des enfants de soignants ou ceux s’étant rendu sur leur lieu de travail ces trois dernières semaines, ainsi que de tous les personnels à risque » Le CHSCTM demande un dépistage généralisé aux personnels et aux élèves comme préalable à toute reprise d’activité.
Pour : FO, FSU Abstention : UNSA

Pour lire le communiqué en intégralité…

  • Les personnels AESH ne sont pas des palliatifs à la crise : respect de leurs missions
  • Affectations, contrats et salaires
  • Garde des enfants de soignants : sur la base du volontariat
  • Autorisation spéciale d’absence pour garde d’enfant de moins de 16 ans ou proche malade

FO revendique un vrai statut de fonctionnaire pour les AESH et un vrai salaire !

Pour lire le communiqué FNEC du 25 mars en intégralité…

  • Déclaration liminaire
  • Intervention de FO sur le fonctionnement des instances locales
  • Droit de retrait
  • Les personnels volontaires
  • Le suivi médical par les médecins de prévention
  • La reconnaissance de la maladie contractée en service
  • Le jour de carence suspendu
  • Ordre de mission pour les personnels volontaires
  • Mesures de protection
  • L’accueil des enfants
  • Dispositifs d’accompagne-ment et d’écoute des personnels
  • Recours à certains internats
  • Inclusion et élèves à besoins particuliers
  • Télétravail
  • Premières réflexions sur la reprise du travail
  • Infos diverses

Pour lire ce compte-rendu en intégralité…

  • Déclaration liminaire
  • Respect de la réglementation
  • Respect des consignes ministérielles
  • Respect de la liberté de circulation des délégués
  • Personnels volontaires
  • Personnels à risques
  • Personnels contractuels
  • Personnels en cours de passage devant les commissions de réformes et comités médicaux
  • Action sociale
  • Télétravail
  • Jours de grève
  • Congés pour Invalidité Temporaire Imputable au Service (CITIS)
  • Inclusion et élèves à besoins particuliers
  • Annexe 1 : Déclaration unitaire sur la suspension du jour de carence du 21 mars 2020
  • Annexe 2 : Communiqué de l’UIAFP-FO suspension du jour de carence.

Pour lire le compte-rendu en intégralité…

Vous convoquez un CHSCTM un jour de grève, ce qui est inédit et nous le déplorons. La FNEC FP-FO s’en tiendra donc à cette déclaration et quittera cette séance pour rejoindre les salariés en grève et manifestation contre le projet de casse des retraites.

Depuis deux mois, à l’appel des principales confédérations syndicales, les salariés de tout le pays ont engagé une épreuve de force majeure pour obtenir du gouvernement le retrait du projet de régime universel de retraite par points. Cette mobilisation exceptionnelle intervient dans le sillage des Gilets jaunes, des services d’urgence des hôpitaux, des personnels de l’Education nationale mobilisés contre la loi Blanquer, des correcteurs du baccalauréat, des cheminots, après les rassemblements qui ont eu lieu à la suite du suicide de Christine Renon…

A chaque fois le gouvernement a fait le choix du mépris et du déni, voire de la répression.

Le 24 janvier, le conseil des Ministres validait son projet de loi alors que dehors des centaines de milliers de grévistes manifestaient à nouveau pour exiger son retrait.
Mais le même jour était rendu public l’avis du conseil d’Etat annulant les effets d’annonce de Ms. Macron et Blanquer qui tentaient de faire croire à une revalorisation des traitements des enseignants afin de limiter les effets de la réforme sur leurs futures pensions. Cette pseudo-revalorisation est imprécise et contraire à la constitution. En tout état de cause la FNEC FP-FO continue de revendiquer l’abandon de ce projet de loi et le maintien du Code des Pensions civiles et militaires. En aucun cas elle ne cautionnera le marché de dupes consistant à accepter une hypothétique revalorisation qui s’étalerait sur 17 ans, et qui entrainerait en contrepartie allongement et annualisation du temps de travail, élargissement des missions et primes au mérite.

Aujourd’hui, la colère est énorme, la détermination est intacte. Dans plusieurs secteurs, la grève se poursuit : dans les CARSAT, les incinérateurs de déchets, centrales nucléaires, avocats, expertises comptables, et bien d’autres. De nouveaux foyers de grève s’allument chaque jour, comme au rectorat de Clermont Ferrand, où les personnels administratifs ont débrayé le 30 janvier et se sont joints aux enseignants qui manifestaient devant les grilles pour exprimer leur opposition à la réorganisation territoriale.

Dans les lycées la mobilisation pour le retrait des E3C s’est répandue comme une traînée de poudre. Tournant le dos aux revendications des personnels, des lycéens et de certaines fédérations de parents, le gouvernement répond par une répression inouïe, intolérable : charges de police, lacrymos, élèves molestés et séquestrés, présence de policiers anti-émeutes au sein des établissements, gardes à vue de lycéens, inculpations de délit de « participation à un groupement en vue de commettre des dégradations ». Nous sommes sidérés par cet engrenage répressif pour tenter de terroriser la jeunesse, les syndicalistes, les grévistes […].

Pour lire la déclaration du CHSCTM en intégralité…