Lycée Descartes à Cournon (témoignages de nos camarades FO)

Ce matin à Descartes, où les E3C étaient prévues à 10h, collègues grévistes, collègues n’ayant pas cours, retraités, … se sont retrouvés devant le lycée à partir de 9h30 avec affichettes et chansons contre les E3C.
Puis à 10h00 les collègues de l’établissement seuls se sont introduit dans le lycée. L’action s’est poursuivie dans la cour par un sitting  des professeurs entourés par de très nombreux élèves. Chansons, slogans contre les E3C…
Bilan : seule l’épreuve d’allemand a pu avoir lieu (soit 3 salles prévues sur 17) tandis que celles d’espagnol et d’italien ont été reportées (soit 14 salles sur 17 !!).

Merci à tous ceux qui sont venus nous prêter main forte.

On remet cela demain (mardi 0402) ! Pour Descartes, même organisation, on se retrouve d’abord devant le lycée à 9h30 puis ne rentreront que les collègues de l’établissement…

On ne lâche rien, dans la bouche du ministre les établissements perturbés passent de 0,1 % à 10 % ! Quel progrès !

Lycée Blaise Pascal à Clermont-Ferrand (témoignage d’un collègue)

23 des élèves n’ont pas composé pour la LVA mais les pressions administratives ont fait logiquement fait fléchir certains élèves pour la 2e épreuve (LVB), qui a été clairement moins chaotique. L’alarme incendie qui a été déclenchée à 8h25, soit 5 minutes avant le début des épreuves, a conduit une partie des élèves à descendre dans la cour. Certains ont été plus ou moins enfermés dans leur salle avec interdiction de sortir. L’alarme incendie a ensuite été coupée pour éviter qu’elle soit de nouveau enclenchée. Beaucoup d’élèves ont refusé de remonter ou de rentrer dans les salles. De nombreux collègues étaient présents à leurs côtés. Pour le peu d’élèves ayant composé, beaucoup pouvaient utiliser les téléphones et ils étaient serrés les uns contre les autres dans les salles… Les bavardages entre eux étaient tout à fait possibles pendant l’épreuve. Des élèves auraient des preuves tangibles de cela (photos, vidéos). Des surveillants ont clairement émis des menaces (dont des menaces physiques pour 1 surveillant) à l’encontre des élèves mobilisés ou susceptibles de vouloir quitter la salle. Les sujets de LVB donnés ont largement fuité, si bien que certains élèves ont pu composer l’épreuve en connaissant déjà une partie du sujet grâce à leurs camarades restés dans les salles et donc ayant eu les sujets un peu en avance… A ce propos, pour la LVB, plusieurs sujets différents ont été donnés aux candidats qui passaient pourtant la même épreuve de langue. Epreuve « commune » ?

Sur la grève, elle a été réussie : très peu de profs convoqués ou appelés la semaine dernière pour remplacer les grévistes ont surveillé. Les surveillances étaient donc globalement assurées par l’ensemble des personnels de direction et quelques administratifs.
Une délégation intersyndicale du lycée Blaise Pascal a été reçue à 18H.

Lycée Sidoine Apollinaire à Clermont-Ferrand (témoignage d’une collègue)

Concernant le lycée Sidoine Apollinaire, nous n’avons pas eu votre succès à cause d’une moindre mobilisation des collègues, mais les élèves étaient très impliqués. Le problème est que, malgré les perturbations devant l’établissement et le soutien de nos collègues, ils ont été menacés d’avoir zéro s’ils ne composaient pas et au final, alors qu’ils étaient 70 à l’extérieur, l’épreuve s’est poursuivie. Des élèves et des enseignants de Sidoine et de Blaise se sont retrouvés devant l’enceinte du rectorat. Bref la répression est bien là, côte élèves ou côté profs. C’est la triste réalité.

Lycéens devant le rectorat de Clermont-Ferrand 03/02/2020

Et ailleurs en France :

Dormir en cellule à 16 ans
Trois élèves du lycée Ravel de Paris ont passé 32 heures en garde à vue les 31 janvier et 1er février sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux. Il y avait déjà eu des interventions violentes de la police au lycée voisin Hélène Boucher. Le 31 janvier une nouvelle étape a été franchie. Quatre jeunes âgés de 16 ans ont été arrêtés par la police le 31. Trois seront gardés au poste de police durant 32 heures. Ils passeront une nuit en cellule. On leur reproche d’avoir mis le feu à une poubelle.

Au final, ces jeunes ne verront jamais de juge et n’auront aucun procès. Ils sont présentés le 1er février à un délégué du procureur  qui leur notifie « une réparation pénale » décidée apparemment par le seul parquet. Les jeunes devront rencontrer un éducateur qui décidera du contenu de la mesure.

Fraude massive
Au lycée Jean Macé de Rennes, des enseignants ont relevé de très nombreuses irrégularités durant les épreuves du 29 au 31 janvier. Ainsi « les candidats ont composé dans la plupart des salles avec accès à leur téléphone, leur sac. Des corrigés d’épreuves ont circulé avant et pendant l’épreuve sur ces portables. Les candidats ont communiqué durant l’épreuve ». Les consigne d’examen n’ont pas été transmises à tous les candidats. Résultat des élèves ont refusé de participer à ces épreuves. Selon Ouest France la seule réponse du rectorat est la menace de zéro pour les élèves qui n’ont pas composé.

Quelle issue ?
Alors que ces désordres durent depuis plus d’une semaine, les grands médias nationaux sont restés muets. Une dépêche AFP du 31 janvier fait un point sur les « tensions » qui « perdurent autour du bac ». Elle relève le mutisme du ministère sur le nombre d’établissements concernés. La presse régionale, les syndicats de personnels de direction attestent pourtant d’un mouvement très important avec 30% des établissements perturbés.

Combien d’incidents graves attend M. Blanquer pour annuler les E3C ?

Surveillance des E3C : les personnels ne sont ni des bouche-trous,
ni des briseurs de grève !

En ce moment, dans les académies, commencent à se tenir ou sont prévues de se tenir les E3C dans le cadre de la mise en oeuvre du nouveau baccalauréat voulu par le gouvernement et le ministre BLANQUER.

Depuis plusieurs semaines, de nombreux enseignants, avec les organisations syndicales représentatives FNEC FP-FO, CGT Education, SNES-FSU et SUD Education, dénoncent l’impréparation de ces épreuves (ouverture désorganisée et très tardive de la banque nationale de sujets en matière de qualité d’apprentissage et de certification, …). Ce qui est en jeu, c’est bien la rupture d’égalité entre les candidats due notamment à une mise en oeuvre locale et non nationale.

À aucun moment, le ministre n’a envisagé de remettre en cause la tenue de la première session d’E3C. C’est cette obstination qui a conduit l’intersyndicale à s’opposer à la mise en oeuvre de cette session notamment par la grève des surveillances, mouvement rejoint par de nombreux lycéens qui demandent l’annulation de cette session des E3C […].

Pour lire la suite du communiqué SPASEEN du 31 janvier.

Le Recteur persiste et signe :
maintien des poursuites pénales et des lettres de sanction

Lors du Comité Technique Académique (CTA) de ce jour, près de 500 personnes étaient rassemblées devant le Rectorat pour s’opposer à la répression syndicale, aux E3C et aux baisses de DHG et…

près de 70 personnels administratifs du Rectorat, à l’initiative de FO, ont manifesté à l’intérieur de la citadelle rectorale avec le panneau :

RECTORAT EN COLERE

pour s’opposer au mépris de leur propre administration et dénoncer la réforme territoriale.

FO et FSU ont élaboré une déclaration commune. FO a lu celle-ci ainsi que la lettre des personnels administratifs du Rectorat. Campant sur ses positions, le Recteur a refusé de répondre à nos revendications. FO et FSU ont quitté la séance.

L’UNSA est resté. Maintenant les masques tombent : l’UNSA, comme la CFDT, soutient ce gouvernement, M. Blanquer… même quand il y a répression des personnels de l’Education nationale, des étudiants et des lycéens !

A cause de la baisse des DHG, les collèges ruraux étaient présents (Rochefort-Montagne, La Tour-d’Auvergne, Murat-le-Quaire, Bourg-Lastic …).
Les langues vivantes et anciennes étaient là.
Les disciplines artistiques aussi.
… et une multitude de personnels !

La colère contre la baisse des DHG et les suppressions de postes explose !

FO défendra tous les établissements qui nous transmettront leurs revendications !
Le CT départemental aura lieu le jeudi 13 février.

Dessin de Colm

Depuis des mois les personnels avec leurs organisations syndicales ont alerté le ministre sur une catastrophe annoncée, le nouveau bac Blanquer. Face au déni du ministre et du gouvernement sur les revendications les professeurs rejoints par les lycéens et les parents d’élèves s’appuyant sur la puissance de la grève interprofessionnelle contre la réforme des
retraites se mobilisent pour bloquer les E3C.

Un vent de révolte contre les E3C

Le ministre Blanquer a tenté de dissimuler le fait que dans tous les lycées les E3C sont contestées.
Il a prétendu que les enseignants approuvaient ses réformes alors que depuis la mi-janvier, des centaines de lycées, avec les personnels, les élèves, les parents sont mobilisés contre la passation de ces épreuves qui révèlent le vrai visage de la réforme Blanquer du lycée et du baccalauréat. C’est une mobilisation inédite qui s’inscrit dans le droit fil de la grève contre le bac Blanquer en juin-juillet 2019.
Les professeurs, et pas seulement ceux qui étaient directement concernés par les épreuves, ont fait un choix clair : empêcher le déroulement des E3C. Ils ont successivement refusé de choisir les sujets, de surveiller ; ils ont informé les élèves et les parents, bloqué les lycées, se sont mis en grève. Ils défendent leur droit à instruire, et l’instruction des élèves. Ils refusent de cautionner le mensonge d’Etat qui consiste à faire croire que les E3C sont dignes d’une épreuve nationale et garantiront la valeur nationale du baccalauréat. Le refus des professeurs est majoritaire, ils n’acceptent pas la remise en cause de leur travail, la casse du baccalauréat.

Jamais le baccalauréat n’a été bafoué à ce point ! […]

Pour lire en intégralité le communiqué E3C du 30/01/2020…

Dessin de Colm

Madame la Ministre de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation,
Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale,


Vous avez convié notre organisation syndicale au « comité de suivi des INSPE ». Depuis la mise en place de la mastérisation, la FNEC FP-FO demande toujours son abandon et alerte sur les reçus-collés, les démissions et la baisse d’inscription au concours. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Entre 2019 et 2020, les inscriptions aux CAPES, toutes disciplines confondues, ont baissé de 7,8 %, et de 15% depuis 2016. Croyez-vous que la profession sera plus attractive avec la revalorisation que vous annoncez et le projet de réforme des retraites que vous défendez ?

Cela fait maintenant 53 jours que les personnels se mobilisent pour le retrait de la réforme des retraites. Vous avez évoqué une « revalorisation » salariale.

Or, le Conseil d’état a rendu son avis sur le projet de loi. Il juge imprécise et contraire à la Constitution la disposition du projet de loi portant sur la revalorisation. Le cabinet du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche a indiqué que le gouvernement avait maintenu cette disposition, contre l’avis d’une des plus hautes juridictions de l’Etat. Il a répondu que c’était une mesure non pas normative mais politique. Qu’entendez-vous par « mesure politique » ?

Entendez-vous par là un effet d’annonce destiné à calmer les personnels ? Savez-vous que le mépris et le déni de réalité exacerbent leur colère légitime ? Que des AG continuent à se réunir partout pour décider d’agir collectivement afin de s’opposer aux mesures que vous mettez en oeuvre contre la volonté des personnels ?

Réforme des retraites, Parcoursup, réforme du baccalauréat et du lycée, la majorité des organisations syndicales s’y opposent. Depuis 2 ans et demi, les revendications des personnels et des jeunes sont ignorées. Qui peut s’étonner aujourd’hui de la colère qui ne cesse de s’amplifier ?

Il y a deux possibilités : satisfaire les revendications, écouter les personnels ou appliquer les réformes de force, contre la volonté des personnels, des élèves, des parents d’élèves […].

Pour lire en intégralité la déclaration FNEC du 30/01/2020…

Résolution de la Commission Exécutive Nationale (CEN) du SNFOLC qui s’est tenue les 27 et 28 janvier 2020.

Au sommaire :

  • Réforme des retraites, salaires, E3C, postes : FO ne lâche rien
    - Revalorisation, nouveau mensonge d’Etat
    - E3C
    - Postes
  • Lignes directrices de gestion : le syndicat prend les dispositions qui s’imposent
    - Mutations : défense des dossiers des mutations inter académiques
    - Promotions
  • Syndicalisation

Pour lire la résolution.

Dessin de Colm

Ce jeudi à 13h00, rassemblement contre la répression syndicale, pour la levée des sanctions, contre les suppressions de postes et les baisses de DHG.

Ce rassemblement aura lieu au moment où doit se tenir le Comité Technique Académique (CTA à 14H). FO et FSU ont décidé de lire une déclaration commune dénonçant la répression syndicale et les baisses de DHG. Nous quitterons la séance si le recteur n’entend pas nos revendications. L’UNSA sera alors face à un choix : nous suivre ou rester pour soutenir le recteur et le ministre… Dans notre académie, seuls FO, la FSU et l’UNSA sont représentatifs au CTA.

Nous comptons sur la présence du plus grand nombre. Un préavis de grève a été déposé pour faciliter l’organisation de ce rassemblement.

Plus de 300 personnes se sont rassemblées ce matin devant l’Hôtel de Police pour soutenir les collègues convoqués.

Ensuite, c’est près de 2 000 personnes qui ont participé à la manifestation contre la réforme des retraites.

Nous sommes très nombreux à être restés tout l’après-midi devant le commissariat pour soutenir les étudiants de l’UNEF et un lycéen convoqués eux aussi.

Lycée Descartes (Cournon) 28/01/2020

Réforme des retraites, réforme du Bac, suppression de postes : explosion de la colère !
Les journées ordinaires de l’Education nationale sont devenues des journées extraordinaires. Chaque jour apporte son lot d’événement tous incroyables, des faits qu’on n’aurait pas imaginer il y a seulement quelques mois. Alors que le refus du nouveau bac s’ajoute à celui de la réforme des retraites, se profile déjà une troisième crise : les baisses de DHG et les suppression de postes.On en arrive à un état de désordre dans l’institution scolaire qui montre la fragilité du gouvernement et du ministre Blanquer.

Les épreuves du bac sont perturbées un peu partout et certaines reportées, comme, par exemple, au lycée Blaise Pascal à Clermont-Fd, au lycée Descartes à Cournon, mais aussi aux lycées de Bourg en Bresse, au lycée La Martinière de Lyon, à Sète, à Rennes, à Cahors ou encore à Nantes. Partout, les personnels des lycées se mettent en grève.

Le ministre accusait des professeurs radicalisés. Mais à Landerneau, comme à Lillebonne, Sète, et encore à bien d’autres endroits, ce sont des élèves qui refusent de passer les épreuves. Le ministre, semble-t-il, ne croise que des lycéens qui apprécient sa réforme. C’est miraculeux. Car à Landerneau, par exemple, selon le quotidien pas radicalisé Le Télégramme, une quarantaine d’élèves de STMG sur 80 ont refusé de passer l’épreuve de maths. Ils réclament le retour de l’ancien bac. « C’est une question d’équité. Que tous les  candidats aient les mêmes chances » ; disent ils au Télégramme. Ce sont les mêmes sujets qui sont donnés en STMG et dans la série générale.

Désordre dans les épreuves

Mais la désorganisation touche d’autres domaines. Comme de très nombreux enseignants font la grève des surveillances, les établissements font appel à des personnels administratifs ou à des surveillants. Cela génère des erreurs dans la transmission des sujets. Par exemple dans plusieurs lycées les élèves n’ont pas eu les vidéos liées au sujet de langue. Les syndicats dénoncent aussi des questions de sécurité : nombre de surveillants insuffisant, portes fermées à clé et alarmes débranchées par peur des intrusions etc.

Désordres dans les sujets

A Cholet, des élèves de STMG ont eu des sujets portant sur des chapitres non étudiés en classe (en l’occurrence les espaces ruraux en histoire-géographie). Ils ne sont pas les premiers, cela arrive chaque jour. Les enseignants ayant largement refusé de choisir les sujets, ce sont les inspecteurs qui font le choix (comme au lycée Brugière à Clermont-Fd). Or ils n’ont pas toujours toutes les informations pour le faire.

A Béthune, l’épreuve d’histoire géo a du être reportée par le proviseur suite à une fuite de sujet, selon L’avenir de l’Artois. Mais c’est un secret de Polichinelle que de dire que les sujets des épreuves de contrôle continu se trouvent très facilement sur internet. Les élèves ont ouvert plusieurs sites proposant des banques de sujets très bien classées. Au total cela fait certes de nombreux sujets. Mais en ce début d’année, seuls quelques chapitres ont été vus par les élèves. Il leur est donc facile de réviser les quelques sujets correspondant au programme qu’ils ont suivi (en espérant que l’inspecteur ne se soit pas trompé…).

Surenchères dans les menaces et les sanctions

Ce 28 janvier encore, les forces de l’ordre ont souvent été appelées devant les lycées. Sur instructions rectorales, il semble que l’appel à la police soit devenu systématique  avec les risques que cela comporte. Parfois cet appel génère un blocage comme à Paris. Peut-être aussi sur consigne rectorale, un nouveau moyen de pression est utilisé sur les élèves. Les établissements envoient des SMS menaçants les élèves qui ne se sont pas présentés aux E3C d’un zéro. Cela s’est passé par exemple le 27 à Sète. On ne reviendra pas sur les menaces de poursuites disciplinaires voire judiciaires adressées aux enseignants à Montbrison, à Cahors ou … à Clermont-Ferrand par exemple. 

Dimension nationale

On nous dira que ces quelques exemples sont exceptionnels. Mais non : près de 300 lycées ont été perturbés sur 400 établissements organisant des épreuves d’E3C la semaine dernière, avec une centaine de reports d’épreuves.   La presse quotidienne régionale est remplie chaque jour de nouveaux cas. Et on sait que certains chefs d’établissement ont jugé sage de remettre à plus tard les épreuves.

Une nouvelle crise arrive : les fermetures de postes et les baisses de DHG

Or ce n’est pas fini. Maintenant arrivent un autre motif de trouble qui relève de la gestion ministérielle. Le ministère supprime plus d’un millier de postes à la rentrée dans le second degré. Cela se traduit dans de nombreux établissements par des enseignants en moins. Comme on attend aussi 30 000 jeunes de plus dans le second degré, partout la rentrée va se faire avec des classes très chargées. Les dotations horaires commencent à être communiquées dans les collèges et les lycées. Pour les enseignants, c’est dur à encaisser : partout les DHG sont en baisse, de nombreux collègues perdront leur poste ou seront en poste partagé. Chaque jour, des établissements commencent à se mobiliser pour ce motif aussi.

Pour FO, les revendications sont claires :

- retrait de la réforme des retraites

- retrait de la réforme du baccalauréat et du lycée

- annulation des suppressions de postes et création des postes nécessaires.