Plus que jamais, le Ministre cherche à mettre les personnels au pas. Au lycée de Melle dans les Deux-Sèvres, 3 de nos collègues mobilisés contre les E3C en janvier ont été suspendus par la Rectrice de Poitiers pour 4 mois. La Rectrice de Poitiers a indiqué qu’elle irait jusqu’au bout de la procédure disciplinaire contre nos collègues.
SNFOLC, CGT Educ’action, SNES-FSU et SUD Éducation ont pris position ensemble au plan national le 8 juin dernier pour « l’arrêt total des mesures et procédures engagées envers nos collègues du lycée Desfontaines, comme contre tous les personnels ayant participé à des actions syndicales contre les réformes et le Bac Blanquer ».
Par ailleurs, notre camarade Alain Rey, responsable du SNFOLC et de la FNEC FP-FO du Lot était convoqué le mercredi 24 juin 2020 à 15h30 à Cahors aux fins de composition pénale par le Délégué du Procureur de la République. Il lui est reproché « d’avoir pénétré ou s’être maintenu, le 21 janvier dans l’enceinte du lycée Clément Marot sans y être habilité ou y avoir été autorisé par les autorités compétentes dans le but de troubler la tranquillité ou le bon ordre public. » Notre camarade, comme de nombreux autres quotidiennement, ne faisait qu’exercer le droit syndical dans cet établissement […].
La FNEC FP-FO a été reçue le jeudi 2 juillet par le cabinet du ministre et la DGESCO sur la question de la circulaire de rentrée 2020. Aucun document ne nous a été présenté. « On attend le remaniement ministériel ». En préambule la FNEC FP-FO a indiqué : les personnels sont excédés, les réformes qui s’empilent sont rejetées. Le fonctionnement de l’Ecole a été disloqué et seul le ministre est responsable. Il faut que ça cesse ! La rentrée ne peut pas se faire dans ces conditions ! […]
Hors de question que les personnels fassent les frais de la gestion désastreuse de la crise ! Profitant de cette crise et de l’état d’urgence, le ministre accélère la marche à la déréglementation : autonomie des établissements scolaires, création d’un statut de directeurs, transfert d’une partie des enseignements sur les collectivités, poursuite de l’austérité, précarité et flexibilité comme instruments de gestion de ce qu’il appelle les ressources humaines.
La répression et les intimidations doivent cesser ! La répression et les intimidations n’ont pas été confinées : la FNEC FP-FO est à nouveau intervenue pour exiger l’arrêt des poursuites contre les militants syndicaux, notamment notre camarade Alain Rey, convoqué le 21 juillet au tribunal. Le ministre botte en touche en renvoyant les discussions au niveau des rectorats […].
Le ministre n’a pas pris la mesure de la colère des personnels. Ce qu’ils veulent, c’est l’arrêt des contre-réformes, le rétablissement de tous les postes supprimés, le respect de leurs statuts et de leurs missions. Comme les personnels hospitaliers, ils veulent l’augmentation de leur salaire et non travailler plus pour quelques euros de plus ! La FNEC FP-FO a renouvelé son préavis de grève, jusqu’au 5 septembre.
Nous sommes à quelques jours des vacances scolaires bien méritées. Mais ce qui est certain, c’est que nous n’avons jamais connu une année autant marquée par les atteintes les plus graves contre les droits et les statuts.
Cette année 2020–2021 aura été marquée par la mobilisation historique des salariés du public et du privé contre la réforme Macron des retraites. La grève, par sa durée, par le nombre et l’ampleur des manifestations, a démontré le rejet massif de cette réforme illégitime.
Dans l’Education nationale, les contre-réformes Blanquer, dont les E3C, ont suscité une mobilisation tout aussi spectaculaire.
En réponse, la répression contre l’action syndicale et la liberté de revendiquer des personnels a été sans précédent. A l’image de la répression contre les manifestations des gilets jaunes, pour la première fois, les forces de l’ordre ont pénétré dans les lycées, fait usage de gaz lacrymogènes, placé en garde à vue des collègues et des lycéens.
Le SNFOLC avec sa fédération n’a eu de cesse d’agir, avec vous, pour défendre droits et acquis.
Loin de mettre fin au profbashing, l’Education nationale vient de franchir un cran supplémentaire dans le mépris des personnels. Au moment où, à la demande de moyens supplémentaires pour faire face aux difficultés de la rentrée, le ministre répond en poursuivant les suppressions de postes, au moment où les personnels réclament des augmentations de salaire, la réponse des rectorats de Poitiers et Montpellier, pour ne citer qu’eux, c’est de décerner des « badges » pour attester des compétences des enseignants pour « l’Ecole de demain » telle que la conçoit le ministre Blanquer.
Ce n’est évidemment pas la réponse attendue aux revendications des personnels ! Le ministre de l’éducation nationale aurait-il oublié que les infirmières ont jeté les médailles que son homologue de la santé leur avait décernées ? […]
Dans la droite ligne de la réforme du lycée, dont le SNFOLC réclame toujours l’abrogation, ce projet de réforme complexifie le système CPGE. En choisissant de réformer à budget constant, le ministère place les enseignants dans des situations intenables et compte, une fois de plus, sur l’engagement des collègues envers leurs étudiants.
En effet, quelles que soient les spécialités choisies en terminales, toutes les CPGE scientifiques devraient rester accessibles à tous les lycéens. Et ce sans aucune généralisation d’horaire spécifique de rattrapage fléché. Le ministère propose tout simplement d’utiliser les heures de colles (rémunérées 25% de moins qu’une HSA et 40% de moins qu’une HSE) pour réaliser des heures de remédiation. Le compte n’y est pas du tout ! De plus, comment comprendre que certaines filières dans certaines disciplines aient droit à des horaires disciplinaires de rattrapage, et pas d’autres ?
Une nouvelle filière de CPGE scientifique à coloration informatique verra le jour à la rentrée scolaire 2021, la MPII. Cette nouvelle filière correspond à une demande portée de longue date par les écoles d’ingénieurs et les professeurs de CPGE. Le SNFOLC considère comme positif le principe de cette filière. En ce qui concerne le SNFOLC, nous considérons que cette filière permettra aux collègues d’informatique d’obtenir enfin la reconnaissance qui leur est due et d’occuper des postes disciplinaires fléchés.
Toutefois, le SNFOLC constate que cette nouvelle filière s’ouvre dans la précipitation. À un an de son ouverture, nous ne savons toujours pas où ouvrirons ces classes, ni leur nombre définitif. Le ministère semble ne pas avoir pris la mesure de ce que cette nouvelle filière implique. Il est d’ailleurs significatif que l’École Polytechnique, sans doute à cause de l’absence d’initiatives du ministère, ait décidée elle même d’organiser plusieurs visioconférences en direction des proviseurs de CPGE pour discuter de ces ouvertures. Cette situation provoque de nombreuses tensions dans les établissements et inquiète au plus haut point de nombreux collègues […].
La gestion catastrophique par le gouvernement, relayée par le ministère avec les pseudo-protocoles sanitaires, a privé des centaines de milliers de lycéens de quatre mois de cours. Pas de vrai baccalauréat, pas d’épreuves terminales, pas de reprise dans des conditions adéquates pour préparer le rattrapage. C’est établissement par établissement que tout se fait, tant bien que mal, en fonction des moyens du bord. C’est donc un bac maison au rabais, au contrôle continu avec un gros bricolage des notes. Cette année, une fois de plus, le baccalauréat comme premier grade universitaire, donnant accès aux études supérieures est foulé aux pieds.
Le seul horizon des lycéens, pour accéder à l’enseignement supérieur c’est Parcoursup, une machine à exclure des études supérieures. L’absence de création de postes en nombre suffisant dans les universités pousse des milliers d’élèves vers des formations privées de qualité inégales et aux frais d’inscriptions exorbitants. 1 000 formations privées sont intégrées à Parcoursup depuis cette année, plus de 2 000 en tout.
Le ministre Blanquer et la ministre Vidal mettent tout en oeuvre pour disloquer l’instruction publique de la maternelle à l’université en la livrant à l’externalisation, la territorialisation et la privatisation.
La FNEC FP-FO appelle les personnels à se réunir, y compris avec les lycéens, pour dresser la liste des revendications et collecter les dossiers. Chacun doit accéder à son premier voeu !
Tous aux rassemblements devant les DSDEN, les rectorats, le ministère le 24 juin pour exiger : - l’abandon de la réforme Blanquer du lycée et du bac - le rétablissement du baccalauréat comme premier grade universitaire et diplôme national fondé sur le contrôle des connaissances disciplinaires à travers des épreuves nationales, terminales, ponctuelles et anonymes garantissant ainsi l’accès de tous les bacheliers sur tout le territoire aux filières post bac et aux établissements de leur choix - l’ouverture massive de places supplémentaires en 1er cycle post bac - l’abandon de Parcoursup et abrogation de la loi ORE.
Une centaine de personnes était présente devant le rectorat de Clermont-Ferrand pour porter les revendications des personnels.
La crise sanitaire ne peut devenir le prétexte à une accentuation des réformes, aux suppressions de postes, au prof bashing, à la hausse de la charge de travail des personnels… L’audience qui a eu lieu à l’issue du rassemblement a permis de porter les revendications et la colère des personnels.
Une délégation a été reçue par le secrétaire général et le directeur du cabinet. Elle était composée de 2 représentants FNEC-FP-FO, 2 FSU, 1 SUD Education et 1 CGT Education. Au cours de cette audience d’1h30, différents points concernant le 2nd degré ont été évoqués : - prof bashing - protocoles sanitaires - 2S2C - fin des CAPA - suppressions de postes - AESH…
Pour le Syndicat National Libre des Artistes Force Ouvrière, (SNLA-FO), les artistes doivent pouvoir continuer à exercer leur métier : créer ! Librement et avec des moyens.
Le SNLA-FO appelle les artistes à manifester dans toute la France et à Paris avec les enseignants pour le retrait du plan 2S2C : mercredi 24 juin 2020.
Les organisations syndicales Fnec-FP-FO 63, CGT Éduc’action 63, FSU 63, Sud éducation 63 ont pris connaissance des déclarations du président puis du ministre concernant les dispositions envisagées à partir du 22 juin. Cette décision prise sans concertation avec les personnels sur le terrain et sans considération des risques sanitaires encore existants est inacceptable.
Les personnels sont sommés de suivre un nouveau protocole tout aussi inapplicable que le précédent, dans un délai dérisoire de deux jours et en présence des élèves. Un nouveau casse-tête pour les collègues en première ligne face aux injonctions contradictoires du ministre Blanquer et aux annonces médiatiques du chef de l’État !
Le nouveau protocole, après trois versions, n’a toujours de sanitaire que le nom : distanciation d’un mètre à géométrie variable, équipements individuels de protection insuffisants…
Mais le ministre ne se contente pas de provoquer le désordre dans les écoles et les établissements à grand coups de mesures contradictoires, il met aussi à profit la crise sanitaire pour avancer dans ses objectifs de remise en cause de l’école publique et des statuts des personnels.
Ainsi, il met en place les 2S2C pour que les collectivités territoriales prennent en charge les élèves sur le temps scolaire.
Il entend aussi faire passer une proposition de loi visant à créer un emploi fonctionnel de directeur/trice d’école, qui les transformerait de fait en supérieur‑e hiérarchique soumis-es aux IA-DASEN et aux élu-e‑s locaux, bouleversant ainsi le fonctionnement des écoles.
Il poursuit sa politique de suppressions de postes dans l’Éducation Nationale. Il ne répond pas aux revendications des AESH.
Pire, il organise une répression inacceptable envers les personnels qui entendent résister à ses réformes, et notamment les syndicalistes.
Et, alors qu’il poursuit ces mesures inacceptables, les enseignants sont traînés dans la boue à longueur de journée dans les médias ! Trop c’est trop ! Nous ne confinerons pas notre colère et nos revendications !
Les organisations syndicales Fnec-FP-FO, Sud éducation, CGT éducation, FSU appellent les personnels à se rassembler mercredi 24 juin à 14 heures devant le rectorat afin de soutenir les demandes d’audiences qui seront faites pour exiger :
Des équipements de protection individuels à la hauteur des risques et en fonction des besoins et la mise en place de dépistages.
L’abandon des 2S2C.
Le retrait de la proposition de loi sur la direction d’école.
L’arrêt des suppressions de postes et la création des postes nécessaires dans l’Éducation Nationale.
Un plan de titularisation de tous les contractuel·le·s.
La création d’un vrai statut avec un vrai salaire et un plan de formation pour les AESH.
L’abrogation de la réforme du baccalauréat et du lycée, des E3C, de la réforme de la voie professionnelle et de Parcoursup.
L’augmentation des salaires et l’augmentation du point d’indice.
La fin de toutes les poursuites administratives et judiciaires envers les représentants syndicaux inquiétés suite à l’action au lycée Blaise Pascal, le samedi 18 janvier !
L’abandon définitif du projet de loi de réforme des retraites !