Pour la FNEC FP-FO les stagiaires ne peuvent pas être les victimes collatérales de la gestion calamiteuse de la crise du Covid-19. Et pourtant c’est bien ce qu’annonce le ministre Blanquer avec l’aval du gouvernement.

Le ministre Blanquer annonce une titularisation des stagiaires en décembre 2020 : inacceptable !

Le ministre voudrait pénaliser les stagiaires à cause du Covid-19 qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Attendre six mois pour une titularisation rétroactive au 1er septembre 2020, tout cela n’a aucun sens.

L’incertitude dans laquelle sont les stagiaires doit être levée. Ils ont tout au long de l’année fait cours, rendu mémoires sur mémoires, ils ont passé leurs examens universitaires tels qu’ils sont imposés par la mastérisation que FO rejette ; ils ont donc accompli, malgré les mois de confinement et l’arrêt des cours à l’université, leur travail.

Ils n’ont pas à payer les frais de cette situation.

La FNEC FP-FO rappelle qu’avant la mastérisation des concours, les étudiants détenteurs de la licence étaient détenteurs de leur concours en réussissant les épreuves (écrites et orales) du concours pour devenir fonctionnaires stagiaires.

Les stagiaires 2019 n’ont pas démérité.

Tous les ans et en obtenant gain de cause dans la plupart des situations, la FNEC FP-FO a toujours demandé la titularisation de tous les stagiaires, s’opposant à tous les licenciements.

Que serait-il reproché aux stagiaires ? De ne pas être devant élèves ? Faux, comme tous les personnels que remercie chaque jour le ministre Blanquer, ils se sont décarcassés pour que les élèves suivent les cours. Comme tous les jours, depuis des semaines, ils se sont mis en quatre pour garder le lien avec les élèves, l’équipe pédagogique, leur école ou établissement et services.

Dans des circonstances exceptionnelles, le ministre doit en tenir compte.

Certes, ils ne peuvent être inspectés en juin, certains n’ont peut-être pas encore validé leur Master 2, certes, les Universités sont fermées, mais pour tous les stagiaires, le gouvernement doit prendre en compte qu’ils ont travaillé comme tous les personnels, sous la pression, faisant preuve comme tous les personnels d’un dévouement sans pareil, malgré les conditions qui pèsent sur eux.

Dire qu’ils ne sont pas titularisables en juin, ce serait dire qu’ils sont des sous-professeurs ! Pour la FNEC FP-FO, c’est non !

De plus, les stagiaires qui souhaitent changer de département ou d’académie pour la rentrée voient cette possibilité réduite à néant.

Les stagiaires sur une chaise éjectable ? Inadmissible !

Stress, pression, travail sans fin, avenir inconnu et incertain : les stagiaires disent STOP ! Titularisation immédiate sans report en décembre, report qui en plus remettrait en cause leur mutation, leur droit à carrière, leur statut de titulaire, avec in fine la mise en place d’une génération de contractuels. C’est aussi ce à quoi conduirait la réforme de la formation des enseignants dont la FNEC-FP FO demande d’urgence l’abandon.

La FNEC FP-FO revendique pour les stagiaires :
La titularisation immédiate sans report en décembre de leurs droits (mutation, carrière, salaires, reclassement).

Pour lire le communiqué FNEC au format PDF…

Aujourd’hui, sans précisions de sa part, les annonces du ministre concernant les concours lèsent tous les candidats, quelle que soit leur situation.

Elles ne tiennent pas compte de la situation sanitaire.

Un nouveau déclenchement du confinement peut avoir lieu en mai, juin ou juillet, surtout si le ministère maintient sa volonté de rouvrir les écoles et établissements à partir du 11 mai, mesure contre laquelle la FNEC FP-FO appelle à signer massivement la pétition pour l’application de l’avis du CHSCT ministériel.

Dans cette situation, limiter au maximum les déplacements dans les transports dans les grandes agglomérations ainsi que sur sites, est une évidence.

En tout état de cause, il faut aussi garantir aux candidats les conditions d’égalité qui doivent prévaloir dans le déroulement des concours. Aujourd’hui ce n’est pas le cas.

Une course d’obstacles sans fin pour les candidats aux concours externes.

Ceci concerne la grande majorité des concours puisque plus des deux tiers des candidats sont concernés. Pour autant, le ministère ne veut rien céder sur ses réformes ante et en devenir. Il prévoit dans la forme actuelle de ses annonces que tous les candidats seraient en attente d’une validation en juin 2021 avec un oral ! Cela n’est pas acceptable ! Tous les candidats sont inquiets et le disent, « on ne va pas attendre un an pour savoir à quelle sauce le ministre va nous titulariser », « on doit pouvoir savoir ».

La FNEC FP-FO s’adresse au ministre pour avoir toutes les garanties pour les futurs lauréats. La pandémie ne doit pas servir d’excuse à la fragilisation statutaire. Leurs conditions de stage avec le master à passer, les mémoires, les cours à l’INSPE, le présentiel, doivent être considérablement allégées pour tenir compte de la situation sanitaire. Pour la FNEC FP-FO une mesure s’impose : l’abrogation de la masterisation.

Non aux oraux de titularisation en juin 2021 !

Les admissibles concours 2020 ont préparé les concours dans les pires conditions, le ministre et les corps d’inspection doivent le prendre en compte.

Que se passerait-il s’ils échouaient à l’oral du printemps 2021 ? Tous contractuels ?

Trop facile qu’ils soient les laissés pour compte de la politique du gouvernement. Sans remettre en cause la nature des concours, leur importance, les concours dans leur forme pandémique ne doivent pas servir de machine à produire des contractuels.

Concours internes : des relégués

Le ministère entend repousser toutes les épreuves d’admission à la rentrée 2020. C’est mettre les candidats aux concours internes, donc déjà en exercice, dans une situation impossible, en leur ôtant la possibilité de préparer dans des conditions correctes et donc de réussir les épreuves, en pleine rentrée scolaire (et quelle rentrée !). C’est aussi les empêcher de prendre leur poste à la rentrée, c’est repousser d’autant la prise de poste et la titularisation, c’est donc tout aussi inacceptable. Alors, comme les faits sont les faits, les personnels ayant fait preuve dans toutes les situations de passation des concours internes de leur engagement, de leur qualité, car ils sont pour la plupart depuis de nombreuses années contractuels dans l’éducation nationale ou titulaires de corps existants, le gouvernement doit oublier toutes ces mesures restrictives et humiliantes.

Pour la FNEC FP-FO, il faut mettre tous les candidats en condition de réussir les concours.

Les candidats ne sont pas responsables du Covid-19 !
Ils ne doivent pas être lésés ! Le ministère doit prendre ses responsabilités : admission sans conditions !


La FNEC-FP FO s’adresse au ministre pour exiger :

  • Pas d’oral supplémentaire en 2021 pour les lauréats du concours externe : tous les lauréats doivent être titularisés,
  • Tous les admissibles doivent être admis dès maintenant, pour les concours internes comme pour les concours externes déjà commencés,
  • Tous les postes prévus aux concours doivent être pourvus,
  • Dans tous les corps, ouverture des listes complémentaires,
  • Affectation de tous les lauréats au 1er septembre, le cas échéant en surnuméraires, avec les créations de postes demandées à tous les niveaux par les personnels,
  • Abrogation de la masterisation.

Pour consulter le communiqué du 21 avril au format PDF…

Les personnels sont contre la décision irresponsable d’ouvrir les classes dès le 11 mai !

FO a décidé de mettre en ligne une pétition qui reprend l’avis du CHSCT ministériel (le CHSCTM demande un dépistage généralisé aux personnels et aux élèves comme préalable à toute reprise d’activité) et auquel le ministre doit répondre. C’est un enjeu essentiel suite à la décision du Président de la République. Tout le monde le dit : nous ne voulons pas aller « au casse-pipe », nous ne voulons pas aller travailler la peur au ventre. Alors, il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités.

Dépistage massif et ciblé OU dépistage de TOUS les personnels et de TOUS les élèves ?

La position de FO est claire : pour FO, la solution est la mise en place d’une politique massive de tests qui devra correspondre aux préconisations du conseil scientifique et de l’OMS ; c’est-à-dire le dépistage systématique des personnels et des élèves. » 

Le ministre Blanquer a consulté toutes les organisations syndicales dans la semaine. Lors de l’audience avec la FNEC FP-FO, il a été incapable d’apporter la moindre garantie de sécurité pour les personnels dans la cadre de la réouverture des écoles le 11 mai, en particulier concernant le dépistage systématique. Ceci n’a rien d’étonnant de la part d’un ministre qui a mis plus de trois semaines à faire parvenir des masques (et encore pas partout et pas des FFP2) aux enseignants volontaires pour assurer l’accueil des enfants de soignants, de la part d’un gouvernement qui se signale par son incurie depuis la crise sanitaire.

Le CHSCT ministériel a déjà formulé un avis. Il met en difficulté le gouvernement. Le ministre refuse de s’y conformer. C’est justement parce qu’il n’a pas les moyens de le faire que la FNEC FP-FO soutiendra tous les collègues et familles qui refusent d’aller au travail, soucieux de la santé de leurs élèves, de leurs collègues et de leurs proches, à l’inverse du Président Macron.

Les pressions vont continuer à s’accentuer pour tenter d’imposer aux personnels et à leurs syndicats une rentrée progressive et concertée, avec des petits groupes, avec des masques grands publics… sans dépistage systématique comme préalable, pour les seuls besoins du patronat.

Nous pouvons les faire reculer.

D’ores et déjà, nous sommes à l’initiative, dans les départements et académies, de pétitions, souvent intersyndicales, sur la base de l’avis au CHSCT ministériel. 

Dans le Puy de Dôme, FO est à l’initiative d’une déclaration commune avec la FCPE 63 et certaines autres organisations syndicales, et d’avis communs au CDEN (Conseil Départemental de l’Education Nationale) qui se tient cet après-midi en visioconférence.

Infliger une défaite au gouvernement sur la réouverture le 11 mai serait un coin enfoncé dans la marche à l’unité nationale pour « un pacte » de reprise de l’activité à tout prix, au prix de la santé de millions de salariés.

L’annonce du Président Macron a provoqué la plus grande colère. 

En mettant le ministre Blanquer et le gouvernement face à leurs responsabilités, et non en collaborant à une « bonne reprise », dans les conditions actuelles de la pénurie de masques et de tests de dépistage, FO vous appelle dès maintenant à signer massivement la pétition nationale et à la faire massivement circuler autour de vous !

« Dans ces conditions, la rentrée, c’est non ! »

Pour signer : c’est par ici…

Au sommaire de ce communiqué :

  • Réouverture des collèges le 11 mai, dans quelles conditions sanitaires ?
  • Reprise le 11 mai pour lutter contre les inégalités ?
  • Déroulement de la fin d’année scolaire, orientation, DNB toujours autant de questions et d’inquiétude.
  • Une reprise au mépris du statut des professeurs ?
  • Avis du CHSCTM sur le dépistage systématique.

Pour lire le communiqué SNFOLC du 17 avril…

16 avril : 18 000 décès et 107 000 cas à rapporter au coronavirus et à la pandémie mondiale. Et le bilan sanitaire s’aggrave de jour en jour. Ainsi, le lundi 13 avril, le Ministre Véran de la
santé, dans un communiqué écrivait : « L’impact de l’épidémie est majeur et la France se situe actuellement dans une phase de « haut plateau ». Le Ministère des Solidarités et de la Santé
rappelle qu’il est impératif de respecter les mesures barrières, les mesures de distanciation physique et sociale et les mesures de confinement. Continuons à rester vigilants, mobilisés et prudents. » Mais à la surprise générale, à 20 heures, le Président Macron annonçait la reprise des cours à partir du 11 mai, avant même la réouverture des restaurants, bars, cinémas et autres lieux publics…

L’Education nationale transformée en garderie pour remettre les salariés au travail

Pour le SNFOLC et sa fédération nationale, il ne fait aucun doute que la décision de reprendre le 11 mai répond à une injonction du patronat. Le MEDEF n’a d’ailleurs pas tardé à exprimer sa satisfaction par la voix de son porte-parole qui a déclaré le lendemain : « Cela permet aux entreprises de bien préparer la reprise, et aux enfants de retrouver le chemin de l’école ».

Reprendre le 11 mai à ses risques et périls

Au plan national comme au plan local, l’administration refuse de répondre aux revendications légitimes des personnels.

  • Matériel de protection : concernant les masques, le ministre dit « Le fait d’avoir un masque fait partie des choses possibles ».
    Au plan local, les recteurs, qui, étant employeurs et devant pourtant garantir la sécurité et la santé au travail, se réfugient derrière l’attente d’un cadrage national plus précis, et n’organisent pas l’acheminement de ce matériel en direction des établissements.
  • Dépistage systématique des personnels et des élèves : pourtant recommandé pour l’ensemble des pays par l’OMS depuis le 16 mars (on se souvient du « Nous avons un message simple pour tous les pays : testez, testez, testez. »), ministre et recteurs bottent
    en touche, malgré l’avis porté par la FNEC-FP FO et la FSU en CHSCT ministériel demandant le dépistage comme préalable à la reprise.
  • Droit de retrait : les recteurs, se vantant de garantir les meilleurs conditions possibles en terme de protection de la santé des élèves et des personnels (sans expliciter les moyens qu’ils mettent en face), considèrent dès à présent comme injustifié tout recours au droit de retrait.

Une reprise à marche forcée et la peur au ventre pour des centaines de milliers d’agents. Dans un CHSCT académique, le médecin de prévention a informé qu’en une semaine, il avait été destinataire de 800 mails de personnels. L’inquiétude de reprendre, avec le risque de contracter soi-même le Coronavirus et de le ramener dans son foyer familial est, sans surprise, largement majoritaire.

A l’image d’autres salariés (grève chez Amazon, à Auchan etc.), les personnels des lycées et collèges s’organisent et cherchent à constituer une force pour ne pas mettre leur vie en péril.
Par exemple, dans les Pyrénées-Atlantiques, 48 personnels du collège des Lavandières de Bizanos se sont réunis en heure syndicale dématérialisée le 15 avril. Ils « exigent avant toute reprise de l’activité des tests sérologiques […] pour tous les personnels et les élèves, conformément à l’avis du CHSCT ministériel du 3 avril, la désinfection préalable puis quotidienne des écoles, services et établissements scolaires, des matériels de protection […]
en quantité suffisante. »

Le SNFOLC, avec sa fédération nationale, appelle les personnels :

  • à se regrouper (en visio ou autre),
  • à adopter des motions d’établissements, avec le soutien de leurs syndicats, pour s’adresser au ministre pour lui dire : « pas de reprise sans que les mesures de protection soient garanties ! »
  • à reprendre le voeu du CHSCT ministériel du 3 avril
    « Afin d’endiguer l’épidémie, pour assurer la sécurité et protéger la santé de tous les personnels, le CHSCTM exige la mise en place du dépistage systématique comme le préconise l’OMS, à commencer par celui des personnels ayant des symptômes et ceux ayant été en contact avec des personnes infectées, de tous les personnels travaillant dans les pôle d’accueil des enfants de soignants ou ceux s’étant rendu sur leur lieu de travail ces trois dernières semaines, ainsi que de tous les personnels à risque. Le CHSCT M demande un dépistage généralisé aux personnels et aux élèves comme préalable à toute reprise d’activité. » Pour : FO, FSU Abstention : UNSA.

La FNEC FP FO a déposé un préavis de grève protégeant les personnels qui décideraient de ne pas reprendre le travail à partir du 11 mai.

Pour consulter le communiqué SNFOLC du 16 avril au format PDF…

Une ordonnance n° 2020–430 « relative à la prise de jours de réduction du temps de travail ou de congés dans la fonction publique de l’État et la fonction publique territoriale au titre de la période d’urgence sanitaire » vient de paraître.

Sont concernés tous les personnels non enseignants, titulaires comme contractuels.

L’ordonnance prévoit :
pour ceux qui sont en ASA depuis le 16 mars : 10 jours de congés obligatoires, décomposés en 5 jours de RTT pour la période du 16 mars à aujourd’hui et 5 jours de RTT ou congés entre aujourd’hui et la fin de la période de confinement ;
pour ceux qui sont en « télétravail ou assimilé » depuis le 16 mars : la possibilité dimposer 5 jours de RTT ou de congés entre aujourd’hui et la fin du confinement. Cette possibilité d’imposer ces 5 jours est laissée au chef de service.

Cette décision est scandaleuse, inacceptable, indécente !

Elle a été annoncée et mise en oeuvre du jour au lendemain, sans aucune consultation des organisations syndicales. Une fois de plus, le gouvernement fait le choix de la stigmatisation des fonctionnaires, niant ainsi l’importance du travail effectué dans des conditions dégradées par des agents sous-payés !

La FNEC-FP FO, avec la Fédération Générale des fonctionnaires FO, demande le retrait immédiat de cette ordonnance.

La période de confinement ne peut en aucun cas être assimilée à des congés. Ne pas pouvoir se déplacer, ne pas pouvoir même sortir de chez soi, garder ses enfants, être en congé maladie, ce n’est pas être en congé ! Au contraire, pour de nombreux collègues, c’est un facteur de stress supplémentaire. Comme si nous l’avions choisi ! Comme si c’était des vacances, d’être assignés à résidence, privés de nos libertés les plus élémentaires ! Comme si le fait d’être confinés aussi longtemps n’était pas dû à l’incurie de nos gouvernants !

La FNEC FP-FO s’opposera partout aux attaques indécentes visant à profiter de l’état d’urgence sanitaire pour porter atteinte aux droits à congé ou au temps de travail !

La FNEC-FP FO rappelle que partout, tous les agents sont considérés comme étant en position d’activité depuis le 16 mars, et qu’aucun jour de congé ne doit être imposé !

Pas de tests, pas de masques : pas de reprise !

Plutôt que d’utiliser l’état d’urgence pour amputer les droits de salariés, le gouvernement devrait s’occuper de fournir les masques homologués et les tests de dépistage pour tous, sans lesquels il n’y aura pas de « reprise » à partir du 11 mai !

Les droits de retrait s’exerceront et des préavis de grève sont d’ores-et-déjà déposés !

Pour consulter le communiqué FNEC du 16 avril au format PDF…

  • Déclaration liminaire
  • Intervention de FO sur le fonctionnement des instances locales
  • Droit de retrait
  • Les personnels volontaires
  • Le suivi médical par les médecins de prévention
  • La reconnaissance de la maladie contractée en service
  • Le jour de carence suspendu
  • Ordre de mission pour les personnels volontaires
  • Mesures de protection
  • L’accueil des enfants
  • Dispositifs d’accompagne-ment et d’écoute des personnels
  • Recours à certains internats
  • Inclusion et élèves à besoins particuliers
  • Télétravail
  • Premières réflexions sur la reprise du travail
  • Infos diverses

Pour lire ce compte-rendu en intégralité…

  • Déclaration liminaire
  • Respect de la réglementation
  • Respect des consignes ministérielles
  • Respect de la liberté de circulation des délégués
  • Personnels volontaires
  • Personnels à risques
  • Personnels contractuels
  • Personnels en cours de passage devant les commissions de réformes et comités médicaux
  • Action sociale
  • Télétravail
  • Jours de grève
  • Congés pour Invalidité Temporaire Imputable au Service (CITIS)
  • Inclusion et élèves à besoins particuliers
  • Annexe 1 : Déclaration unitaire sur la suspension du jour de carence du 21 mars 2020
  • Annexe 2 : Communiqué de l’UIAFP-FO suspension du jour de carence.

Pour lire le compte-rendu en intégralité…

Les AED et les AESH sont parmi les personnels les plus précaires de l’Education nationale avec des contrats qui peuvent être remis en cause chaque année. Les pressions qui s’exercent sur eux dans la situation actuelle de crise sanitaire sont nombreuses.
Confrontés à des directives qui souvent contredisent les consignes ministérielles, les AED et AESH font appel au syndicat.
Les interventions auprès du rectorat ou de l’inspection académique ont permis de débloquer des situations.

  • Mon salaire sera-t-il maintenu pendant la période de confinement ?
  • Peut-on me demander d’aller au domicile de l’élève handicapé dont j’assure le suivi ?
  • On me demande d’assurer une permanence téléphonique au collège, suis-je obligé de m’y rendre ?
  • Mon établissement accueille des enfants de personnels soignants. La direction me demande de venir les encadrer, est-ce une obligation ?
  • Aucun enseignant ne peut encadrer les enfants de soignants accueillis dans mon établissement. La principale me demande d’assurer des cours ou des activités pour eux. Suis-je obligé‑e de l’accepter ?
  • On me demande d’envoyer des exercices dans différentes disciplines à l’élève handicapé que j’accompagne, suis-je obligé de le faire ?
  • On me demande d’aider l’élève handicapé que j’accompagne par téléphone pour effectuer les exercices dans différentes disciplines, suis-je obligé de le faire ?
  • On me demande d’aider l’élève handicapé que j’accompagne par téléphone pour effectuer les exercices dans différentes disciplines, or je n’ai pas de solution de garde pour mes propres enfants que je dois garder à la maison. Suis-je obligé de le faire ?
  • Mon chef d’établissement me demande de communiquer mon numéro de téléphone et mon mail à la famille de l’enfant handicapé dont j’ai la charge. Suis-je obligé‑e de le faire ?
  • Il n’y a plus d’élèves dans le collège mais la direction demande aux AED d’être présents selon un emploi du temps aménagé. Devons-nous nous y présenter ?

Pour lire ces questions/réponses AED et AESH en intégralité…

Le 13 avril, le président de la République a déclaré : « À partir du 11 mai, nous rouvrirons progressivement les crèches, les écoles, les collèges et les lycées ». « Cela permet aux entreprises de bien préparer la reprise, et aux enfants de retrouver le chemin de l’école » s’est félicité un porte-parole du Medef. Ainsi, la décision gouvernementale apparaît pour ce qu’elle est : L’école doit servir de garderie du MEDEF. En effet nous constatons que depuis plusieurs jours des voix se sont élevées pour accélérer la reprise de l’économie et faire repartir la production. Pour la FNEC FP FO, l’éducation nationale et ses personnels ne sont pas une variable d’ajustement pour les besoins du marché. Cette décision ne trompe personne, d’autant plus que les universités restent fermées, les étudiants n’ayant pas besoin d’être gardés.

Du côté des personnels, cette annonce a provoqué l’incompréhension : la colère est encore montée d’un cran. Comment comprendre que les restaurants restent fermés, et que les rassemblements soient toujours interdits alors que les établissements scolaires devront réouvrir ? À l’école, les gestes barrières sont impossibles à appliquer. Comment observer une distanciation sociale dans les classes et les ateliers ? Depuis un mois, une partie des personnels assure l’accueil des enfants de soignants la plupart du temps sans aucun matériel de protection (masque FFP2, gel hydroalcoolique, gants…), alors qu’il est de la responsabilité de l’État employeur de veiller sur la santé de ses agents. Depuis un mois la FNEC FP-FO intervient à tous les niveaux et en particulier pour exiger que vous, Monsieur le recteur, et que Monsieur le Ministre preniez vos responsabilités en matière de protection des personnels.

Un avis a été adopté au CHSCT ministériel le 3 avril demandant « un dépistage généralisé aux personnels et aux élèves comme préalable à toute reprise d’activité. » Or pour toute réponse, Le président de la république indique que seuls ceux qui présenteront des symptômes seront testés. La plupart des enfants porteurs du virus sont asymptomatiques. Comment éviter tout risque de contagion ? Les personnels refusent d’aller à l’abattoir, de contracter la maladie et de mettre en danger leurs proches. Les personnels, mais aussi de nombreux parents d’élève avec leurs associations s’élèvent contre cette décision irresponsable contestée également par l’ordre des médecins. Quant à la mise à disposition des masques pour tous les personnels, le ministre de l’Éducation nationale se contente de dire : « c’est une possibilité ». Alors que l’on sait que les masques manquent partout, et en premier lieu dans les hôpitaux !

Le ministre Blanquer parle aussi de grands aménagements : « On peut très bien imaginer des petits groupes à certains moments de la journée ». On voit mal comment tout cela pourrait être appliqué. En tout cas la FNEC FP-FO n’acceptera aucune remise en cause des obligations réglementaires de service des personnels que ce soient de ceux travaillant dans les établissements ou des personnels administratifs.

La reprise des cours et du travail dans les services à tout prix est inacceptable et irresponsable !

La FNEC FP-FO exige, avant toute reprise de l’activité :

  • des tests sérologiques pour organiser le dépistage systématique pour tous les personnels et les élèves, conformément à l’avis du CHSCT ministériel
  • la désinfection des écoles, services et établissements scolaires
  • des matériels de protection (gel hydroalcoolique, gants et masques FFP2) en quantité suffisante.

Alors que la crise a mis sur le devant la scène, l’importance des services publics et la faillite des politiques d’austérité qui les ont saccagés, la FNEC FP-FO réitère sa demande d’annulation de toutes les suppressions de postes pour la rentrée prochaine.

Pour consulter la déclaration au format PDF…