Réouverture des écoles et des établissements : mise en danger des personnels, menaces sur les obligations de services !

  • L’annonce de reprise a provoqué la plus grande colère des personnels
  • Quelle est la logique dans tout cela ?
  • Dépistage systématique : une condition préalable à toute reprise !
  • Reconnaissance de la maladie professionnelle
  • Les personnels à risques
  • Les questions d’hygiène et de sécurité dans les établissements
  • Défense individuelle des personnels et loi de transformation de la Fonction Publique
  • Les propos inquiétants du ministre sur les conditions de la reprise
  • Ça suffit ! Nous refusons de retourner sur nos lieux de travail au péril de nos vies !

Force est de constater que le ministre n’a pas apporté les garanties suffisantes permettant un retour en toute sécurité. FO appelle les personnels à se regrouper (en visio par exemple), à adopter des motions d’écoles, d’établissements, des pétitions ou des lettres ouvertes, avec leurs syndicats, et en direction du ministre, pour dire : « pas de reprise sans que les mesures de protection soient garanties ! » Elle invite les personnels à s’appuyer sur l’avis du CHSCT ministériel qui demande le dépistage systématique des élèves et des personnels avant toute reprise.

Pour lire le compte-rendu en intégralité…

La décision du président Macron et du ministre Blanquer est d’une gravité sans précédent.
Après des semaines où l’impréparation (au bout d’un mois de confinement, les masques commencent à arriver mais en nombre insuffisant) le dispute à l’absurdité (utiles quand il n’y en a, les masques deviennent inutiles quand il n’y en a plus…) et au mépris (les déclarations de la porte-parole sont dans toutes les mémoires), l’annonce d’une reprise progressive des cours le 11 mai suscite une profonde colère et inquiétude chez les personnels de l’Education nationale.

  • Un tissu de contradictions.
  • Le ministre et le gouvernement ne donnent aucune garantie aux personnels. Alors pourquoi vouloir les exposer délibérément à une contagion de masse ?
  • Une seule explication : pour relancer l’économie, le gouvernement choisit de libérer les parents de la garde de leurs enfants.
  • La priorité reste la protection de la santé des personnels et des élèves.
  • FO refuse que les enseignants et les personnels de vie scolaire aillent travailler la peur au ventre.

Pour lire le communiqué SNFOLC du 14 avril en intégralité…

« À partir du 11 mai, nous rouvrirons progressivement les crèches, les écoles, les collèges et les lycées , déclare le 13 avril le président de la République. Le patronat s’est déclaré « satisfait » : « cela permet aux entreprises de bien préparer la reprise, et aux enfants de retrouver le chemin de l’école » s’est félicité un porte-parole du Medef. Mais du côté des personnels, cette annonce a provoqué l’incompréhension : la colère est encore montée d’un cran.

  • Une décision irresponsable
  • Le dépistage systématique avant toute consigne de reprise des cours
  • L’école n’est pas la garderie du MEDEF

La FNEC FP-FO exige, avant toute reprise de l’activité :
- des tests sérologiques pour organiser le dépistage systématique pour tous les personnels et les élèves, conformément à l’avis du CHSCT ministériel
- la désinfection des écoles, services et établissements scolaires
- des matériels de protection (gel hydroalcoolique, gants et masques FFP2) en quantité suffisante. Alors que la crise a mis sur le devant la scène, l’importance des services publics et la faillite des politiques d’austérité qui les ont saccagés, la FNEC FP-FO réitère sa demande d’annulation de toutes les suppressions de postes pour la rentrée prochaine.

La FNEC FP-FO rappellera ces préalables au ministre de l’Éducation nationale. S’il persiste dans une reprise des cours au prix de la santé des personnels, la FNEC FP-FO les invitera à utiliser leur droit de retrait.

La FNEC FP-FO a déposé un préavis de grève jusqu’au 30 mai.

Pour lire le communiqué FNEC du 14 avril en intégralité…

Dans le contexte du confinement et de la fermeture des établissements scolaires, se
pose la question de la prise en compte du temps de travail et des congés.

Concernant les personnels enseignants, on peut affirmer que leur temps de travail a
augmenté considérablement avec le télétravail. Les personnels de vie scolaire,
sociaux, de santé, ont également été mis à contribution pour la « conservation du lien
avec les élèves », là encore avec des conséquences sur la durée hebdomadaire du
travail. Les dates des congés de printemps ont été certes maintenues officiellement
mais dans la réalité, ils sont maintenus avec une pression incroyable sur les personnels
avec les « vacances apprenantes » ainsi que toutes les consignes données à tous les
niveaux.

Les non réponses du gouvernement et du ministre demeurent sur la suite de l’année
scolaire.

La question des congés se pose par ailleurs différemment selon les corps et les statuts :
enseignants, CPE, PsyEN, AED, AESH, titulaire ou non titulaire, avec définition
annualisée du temps de travail ou non…

Cette note fait un point sur les décisions gouvernementales à ce jour et sur les
questions qui se posent.

Pour lire la suite de la note SNFOLC du 11 avril …

Avec désormais 11 000 décès liés au coronavirus, le bilan sanitaire est déjà d’une gravité extrême. Pourtant, le Ministre Véran de la santé prévient :« nous ne sommes pas encore au pic épidémique ».

  • Dépistage : les recommandations de l’OMS ignorées par le gouvernement !
  • Port du masque : les recommandations de l’Académie nationale de médecine également méprisées par le gouvernement.
  • Les personnels mis constamment en danger par les injonctions ministérielles et le refus des recteurs-employeurs d’engager les mesures de protection des agents.

Pour lire le communiqué SNFOLC du 9 avril en intégralité…

« Opération vacances apprenantes » : les premières injonctions tombent !

Au début, on aurait pu croire à un poisson d’avril de la part du ministre Blanquer. Mais non. Après avoir défendu dans la presse le principe de « vraies vacances », il a ensuite lancé le 1er
avril, sur la chaîne Cnews, son « Opération vacances apprenantes ». Il a précisé sa pensée pour la zone C,« uniquement sur la base du volontariat », rémunération en heures supplémentaires et télétravail.Mais qu’en est-il réellement ?

Au lendemain de l’annonce du Bac et du DNB en contrôle continu, les premières injonctions ! (…)

À Lyon, le collège des IPR adresse ses consignes sur l’évaluation formative et sur la nécessité d’entretenir les liens avec les parents et avec les élèves… sans aucune mention des vacances scolaires. Comme si elles avaient disparu ! (…)

Dans la droite ligne de la loi de l’état d’urgence « sanitaire », le ministre est-il en train de mettre fin aux congés scolaires des personnels ? (…)

Pour lire le communiqué SNFOLC du 6 avril en intégralité…

Le Président de la République a annoncé le 16 mars que « toutes les réformes en cours seraient suspendues, à commencer par la réforme des retraites ». Mais si l’on en juge par ce qu’annoncent les ministres, les réformes«suspendues » sont toujours bien présentes : E3C et réforme du baccalauréat, LPPR dans l’enseignement supérieur et la recherche… et aussi réforme des concours d’enseignement et de la formation des enseignants.

Des annonces sur les concours dans la semaine
Comme pour le baccalauréat, le ministre utilise la pandémie et le confinement imposé pour avancer des « solutions » allant dans le sens des contre-réformes qu’il a engagées.
Pour les concours, il envisage le passage d’une seule épreuve d’écrit et l’absence d’épreuves orales. Il mentionne également que ces épreuves orales pourraient prendre place à la fin de l’année dite « de stage ». Autrement dit, le concours ne serait vraiment acquis qu’à la fin de l’année scolaire 2020–2021.

Des lauréats de concours devenus contractuels ?
Les lauréats des concours 2020 ne seraient pas vraiment lauréats, ils seraient en attente d’une éventuelle titularisation qui interviendrait à la suite de la réussite d’un oral prenant place à la fin de leur année de « stage ». Ils ne seraient donc que « rétroactivement » considérés comme fonctionnaires-stagiaires… Ils seraient donc des contractuels en attente.
Les risques d’échouer au concours ou de ne pas être titularisé en fin d’année seraient encore accrus : à la très forte charge de travail qui existe déjà durant l’année de M2 et au « triple regard » de contrôle des jeunes collègues, s’ajouterait en fin d’année une épreuve couperet, dont on se demande dans quel laps de temps elle pourrait être préparée.

Le ministre en a rêvé : des contractuels partout
Dans ces conditions, que se passerait-il pour les pseudo-lauréats de 2020 qui échoueraient leur concours ? Peut-être auraient-ils le droit de rempiler d’office comme… contractuels en M2.
Cette configuration s’inscrit dans la droite ligne de la réforme des concours engagée avant le confinement, qui vise à supprimer le statut de fonctionnaire-stagiaire, installer les futurs enseignants dans une précarité à vie.

Pour la FNEC FP-FO, c’est inacceptable. Les concours 2020 vont être bouleversés, les lauréats 2020 n’ont pas à subir le stress ni le crash test d’une réforme qui non seulement retarde encore le passage du concours, vide celui-ci d’une bonne partie de ses exigences disciplinaires, mais a aussi pour finalité de précariser et contractualiser les enseignants.

Pour la FNEC FP-FO :

  • les lauréats des concours 2020 doivent être pleinement en position de fonctionnaires stagiaires dès le 1er septembre 2020, sans épreuve supplémentaire en 2021 ;
  • la réforme des concours doit être totalement abandonnée, et pas seulement « suspendue », comme toutes les autres réformes en cours, au premier rang la réforme des retraites ;
  • les réformes qui leur ont pavé la voie, la réforme de la fonction publique et toutes celles qui visent à mettre à bas concours et diplômes nationaux, la loi ORE, Parcoursup et la masterisation des concours doivent être abrogées.
  • enfin, les stagiaires 2020 ne doivent pas être pénalisés : aucun redoublement, aucun licenciement à la fin de l’année, annulation des rendus de mémoires MEEF ou autres écrits réflexifs.

Pour consulter le communiqué FNEC du 06 avril au format PDF…

Dessin de Colm

A l’ordre du jour de ce CHSCTA :

  • Déclaration de dernière minute de la FNEC FP FO suite au refus du recteur d’autoriser la présence des suppléants à ce CHSCTA en visioconférence
  • Déclaration liminaire de la FNEC-FP-FO
  • I. Prévention
  • II. Continuité pédagogique
  • III. Continuité administrative
  • IV. Télétravail
  • V. Divers
  • VI. Avis adoptés

Un prochain CHSCTA sur le COVID-19 est prévu avant les vacances de printemps.
Faites-nous remonter toutes vos questions !

Pour lire le compte-rendu en intégralité…

Le président Macron a annoncé hier une nouvelle série de mesures drastiques : un confinement généralisé pour « au moins 15 jours ». La crise sanitaire est en effet manifeste et personne n’ignore l’état alarmant dans lequel se trouvent les services publics, et notamment le service public hospitalier, ravagé par des années de coupes budgétaires. Les personnels de l’Education nationale sont appelés en soutien, notamment pour la garde d’enfants des personnels soignants.

Dans cette situation exceptionnelle, il ne suffit pas d’appeler les Français à se « hisser à la hauteur du moment » : il faut donner au service public les moyens de faire face. Il faut arrêter les suppressions de postes, arrêter les contre-réformes et la destruction des statuts, il faut que les personnels volontaires puissent travailler en toute sécurité, que leur santé soit préservée.

Contre la déréglementation, pour le droit à la santé […].

Pour lire la suite du communiqué FNEC du 17/03/2020…

En cette période de confinement sanitaire, le SNFOLC 63 n’est pas en confinement syndical pour autant.

Que ce soit par mail ou par téléphone, nous sommes joignables en cas de besoin :

Mail : snfolc63@gmail.com

Fred : 06.61.46.50.77

Hélène : 06.20.52.48.16

Cécile : 06.98.09.39.96

Pour rappel, les examens et concours professionnels sont reportés. Le mouvement intra-académique devrait aussi être reporté.

Nous vous tiendrons informés régulièrement et restons disponibles en cas de besoin.

En pièce jointe, vous trouverez le communiqué de l’Union Départementale FO du Puy de Dôme sur la situation actuelle.

Emmanuel Macron semble découvrir l’importance des services publics, en particulier celui de la santé publique et de l’Education nationale. Néanmoins, il est aussi celui qui, de la commission Attali à la présidence de la République en passant par le secrétariat général de l’Elysée (à la demande du patronat) et le poste de ministre de l’économie, a en permanence défendu et mis en oeuvre la réduction des dépenses publiques, la remise en cause des services publics (entre autre, celui de la santé publique et de l’Education nationale) et les privatisations.

Plus que jamais, la vigilance syndicale et l’indépendance syndicale sont nécessaires. Dans les conditions particulières que nécessite la sécurité sanitaire, FO assurera la continuité de l’action syndicale.

Bon courage, mes camarades. Prenez soin de vous et des vos proches.

PS : pour ceux et celles qui l’auraient oublié, pensez bien à renouveler votre cotisation FO pour 2020. Le bulletin est en pièce jointe.

Communiqué de l’UD FO 63 du 16/03/2020…

Bulletin d’adhésion 2020 au SNFOLC 63…

Comme tout le monde est concerné à partir de ce jour : Attestation de déplacement dérogatoire…